Tebboune a reconnu, sans détours, que des villes se sont «ruralisées» et que l’intérieur est encore à l’ère de la précarité alors que des milliards ont été investis pour le développement rural. Oui, des milliards ont été investis ou plutôt jetés par la fenêtre pour le développement rural et aussi urbain. Des milliards où une grande partie a été détournée. Dans des villes et villages, des milliards ont été «jetés» pour la réfection des trottoirs à des prix exorbitants. A Oran, il y a des trottoirs qui ont été faits et refaits sans parler des ronds-points. A chaque rendez-vous électoral, dans des villes comme Oran, on fait du «toilettage» à coup de milliards. L’argent «gaspillé» dans le gazon non entretenu et les drapeaux d’une ville comme Alger ou Oran pendant dix ans suffirait pour la construction d’un village moderne. Pourquoi l’intérieur est, dans sa grande majorité, invivable, car leurs habitants sont des «pauvres» et ne sont, pas donc, écoutés. A chaque manifestation dans le Sud ou dans l’intérieur, ils ont sévèrement été réprimés avec la complicité des «riches» et des soi-disant notables. Les élus locaux souffrent de l’illégitimité, le FLN comme le RND ou le MSP ont fabriqué des listes pour plaire aux mafias locales sachant que les élections seront «truquées». De «fausses» élections ont donné de «faux» élus au service de la mafia et du pouvoir/ le «faux» élu savait qu’il ne sera jamais inquiété s’il ne s’investit pas dans le développement de sa localité. C’est kif kif dans les grandes villes sauf que les responsables locaux, dont les walis, font dans le tape à l’œil pour éviter des manifestations des citadins. Pire, on a construit des «cités dortoirs» et des cités sans aucune norme de modernité urbaine. Tout a été fait anarchiquement rien que pour absorber la colère du citoyen. Des normes urbanistiques n’ont pas été respectées. Il y a de nouvelles cités qui ne disposent pas d’une grande surface. Des cités sans salle de cinéma, sans centre culturel et sans infrastructure sportive à l’exception d’un jardin d’enfant et d’un stade de proximité. Pour les jardins d’enfants, ils ne sont nullement entretenus où les jeux sont dans un état lamentable après une année exposés aux intempéries et au soleil. Seule une démocratie participative dans la cité sauvera nos villes et villages d’une mort certaine.
Le Carrefour d'Algérie Quotidien national d'information