
Cette clôture sera, incontestablement, le prélude à une autre série de rencontre puisque le président Tebboun a fixé l’échéance de 2021 pour rendre compte des chantiers d’extrême urgence sur lesquels les présents sont interpellés, entre autres, le développement rural, l’investissement local, le volet social, le chômage, la précarité, sans oublier le développement local. L’urgence est de palier aux disparités socioéconomiques. Tous étaient unanimes dans la confection des recommandations des ateliers sur l’impératif de rompre avec la pratique des plans de développement locaux pour s’orienter vers une réelle planification de développement locale. Il s’agit notamment de lever les entraves et de palier aux effets néfastes de la non maturation des projets ciblés pour le développement local. Cette option a constitué l’essentiel des recommandations devant le laxisme enregistré dans nos villes et régions déshéritées où les perspectives de développement sont inexistantes. Dans ce sillage, les recommandations lues par les 06 modérateurs ont surtout été axées sur les préoccupations des citoyens, sur la qualité de vie des citoyens pour un nouveau modèle de développement socioéconomique local, sans oublier le changement des mentalités dans la gestion des responsables avec une nouvelle approche basée sur la refonte des plans communaux de développement. Lors de la lecture des recommandations, il ressort une similitude des chantiers exposés dont l’urgence est de remédier aux lacunes et rendre aux citoyens ce qui leur appartient par leur offrir les moyens de vie tels l’eau, l’électricité, le transport, évoluer pour vivre dignement dans ce qu’il est advenue être une nouvelle République. Voilà en somme les recommandations issues des 06 ateliers et qui convergent vers l’urgence d’accélérer le processus de développement durable, du financement des projets, la décentralisation des données, mais surtout les moyens caduques et archaïques et adopter les nouvelles techniques de numérisation et digitalisation pour se mettre au diapason du développement. A l’évidence, Abdelaziz Djerrad n’a fait qu’instruire les concernés à plus de rigueur et de fermeté pour résorber les entraves qui se dressent devant le citoyen démuni de toutes commodités pour une vie sereine. Pour le premier ministre, les walis et walis délégués dont, pour rappel, plusieurs ont été limogés par l’ex chef d’État Abdelkader Ben Salah et qui ont été rétablis par le président Tebboun pour leur sérieux et efficacité, sont exhortés à adopter le plan d’action qui n’est autre que la feuille de route du président de la République. Il s’agit, entre autres, des futures révisions de l’arsenal juridique qui régit la collectivité locale en dehors des PDAU et des schémas caduques et obsolètes. Il est aussi question du caractère dégénératif des bidonvilles où il est urgent de maitriser ces bidonvilles, de la maitrise du logement et enfin de l’amélioration du cadre de vie des citoyens et les commodités urbaines. Une accélération du processus de l’octroi du cahier de charges pour les investisseurs surtout concernant le délai du traitement de leurs dossiers. Djerrad a aussi plaidé en faveur d’une cohésion et coordination entre toutes les administrations, et en faveur de l’ouverture du dialogue et de la concertation avec les citoyens par les walis, walis délégués et élus locaux, une option revenue très souvent dans les propos du président Tebboun et son premier ministre Djerrad. Cependant, la corruption et bureaucratie ont notamment focalisé les interventions où les recommandations avaient instruit sur l’urgence de mettre un terme à ces pratiques. Abdelaziz Djerrad ne ménage pas ses efforts pour y revenir et crier haut et fort qu’il faut bannir la bureaucratie, ce phénomène qui gangrène nos sociétés. Désormais, poursuit-il, les futures responsables doivent être au diapason des responsabilités et il instruit sur la révision des programmes de l’école de l’administration ENA, concernant aussi les formations en Management et spécialisations des cadres en matières de numériques pour l’exploitation et la valorisation de l’information urbaine. Enfin, le premier ministre a interpelé les présents à la levée des contraintes liées à l’accessibilité du foncier des zones spécifiques et la récupération du foncier non exploité. Dans les coulisses de l’historique édifice du palais des Nations, certains ministres comme ceux du commerce, de l’industrie, de l’agriculture, entre autres, ont profité d’occasions et détourner le contexte de la rencontre walis-Gouvernements pour faire des déclarations à la presse et aux médias sur leurs secteurs pendant que le garde des sceaux a préféré ne pas faire de déclarations et s’est contenté de nous répondre que la lutte anti-corruption se poursuivra inchallah, nous dit-il à sa sortie de la salle après la clôture des travaux walis- Gouvernement au palais des Nations.
Le Carrefour d'Algérie Quotidien national d'information