Tous les efforts préconisant le développement social à Mostaganem sont tâchés par la tolérance sur l’accroissement de certains fléaux. La prolifération du travail infantile, la mendicité infantile, le vagabondage des mineurs souillent nuisiblement cette société qui se bat pour les changements voire pour une vie meilleure. A Mostaganem, une nouvelle forme de mendicité a apparu, il y de ça quelques mois. Des jeunes souvent des mineurs, vêtus d’un gilet jaune, une boîte métallique à la main sous forme de tirelire et un écriteau affichant une sinistre photo d’un inimaginable malade de cancer qui nécessiterait des soins coûteux. Ces jeunes font barrage aux automobilistes au niveau des feux rouges, sur les ralentisseurs quémandant des monnaies. En peu de temps, ils ont proliféré, deviennent nombreux et c’est très inquiétant. La quête d’argent en Algérie est interdite sauf sur autorisation, devrons-nous savoir. Mais ces jeunes qui font la quête d’argent quadrillent systématiquement le périmètre urbain au vu et au su de tous. Si ce geste est interdit par la loi alors que font les autorités pour les empêcher de mendier? L’autre question qui peut fâcher, c’est la destination de cet argent qui reste une véritable énigme. Pour qui font-ils vraiment la quête ces jeunes? Ceux-là s’accoutument au ramassage d’argent facile, ce qui va les détourner carrément de vouloir travailler un jour. Ce type de comportements va se proliférer telle que la mendicité des enfants, la vente de psychotropes, les réseaux de la harga, ceux du relogement, celui de la prostitution au cas où l’autorité détourne le regard, disons, ferme les yeux. Ce fléau car c’est comme ça qu’il faut le nommer, est périlleux car il est possible qu’il soit institué comme réseau faisant travailler toutes ces équipes de jeunes. Ces agissements antisociaux ne peuvent continuer à exister dans l’impunité au moment où l’Algérie entière œuvre pour les changements. On a comme l’impression de persévérer dans la tolérance, laissant s’incruster des facteurs de risque allant à contre-courant des nouvelles orientations pour une nouvelle République. Ce fléau s’est répandu à Mostaganem à une vitesse vertigineuse car quémander de la monnaie est un acte trop facile. A-t-on le droit de laisser nos jeunes aller dans cette direction périlleuse? Ce qu’engendrera ce fléau à court terme est tangiblement problématique pour la société. L’autorité de l’Etat doit être préventive pour empêcher de tels phénomènes prendre de la place dans une société qui ambitionne des changements. La responsabilité des pouvoirs publics est engagée pour éradiquer ce mal qui gangrène une jeunesse désorientée.
Le Carrefour d'Algérie Quotidien national d'information