La question du chevauchement des prorogatives entre les responsables, notamment locaux, a toujours été posée et exposée à plusieurs occasions… Cela se remarque clairement, dans la gestion des collectivités locales… Il n’y a pas, au fait, des lignes démarquant les prérogatives d’un wali de ceux d’un chef de daïra… Alors que ceux du P/APN -le maire- ne sont pas du tout délimitées, afin de connaître de façon éclaircie, ce qu’un maire peut faire ou ne peut pas faire. Cet amalgame de missions et de prérogatives, concernant les différents degrés de responsabilité, bien que formellement définis, noir sur blanc, sur les textes, il ne l’est pas du tout, sur le plan pratique. Cette situation avait donné suite à des conséquences achoppant la bonne marche de la gestion des affaires publiques. Donc, il serait judicieux que l’Algérie nouvelle qui est en train de s’annoncer, prenne en considération, cet aspect négatif de la gestion de la chose publique. Finalement, ce sont les affaires du citoyen qui y sont sérieusement affectées par ce désordre organisationnel des plus importantes structures, chargées des affaires de proximité du citoyen. L’on savait déjà depuis longtemps que certains walis empiètent sur les prérogatives de leurs subalternes, chef de daïra et maire… Si le chef de daïra n’est en somme qu’une sorte de «wali délégué», sans statut particulier…dont les missions pourraient s’amalgamer avec ceux de son supérieur le wali, le premier chef de l’exécutif de la wilaya et le représentant du pouvoir central sur place ..Cette situation n’est, absolument, pas permise lorsqu’il s’agit du P/APC qui est élu au suffrage direct par les citoyens et qui les représente devant les pouvoirs publics. Alors, ce qui est remarquable, chez nous, c’est que le maire, ce représentant de la population et son élu, devrait se contenter de ramasser les ordures, balayer les rues et entretenir la chaussée abimée. Au fait, c’est un éboueur en chef devant ses éboueurs. Je ne parle pas, ici, de l’aspect théorique de la chose. théoriquement parlant, tout va à merveille. L’incompétence de certains maires ne saurait, au fait, à elle seule, justifier cette situation contre nature. Ce genre de pratiques est plus répondu dans les wilayas de l’intérieur du pays que dans celles du nord. Ce n’est pas pour rien que le processus de développement se fasse très lentement, frôlant même, parfois, l’inertie dans certaines régions du pays …Le problème de la bonne structuration des instances, des administrations et des services, notamment la pertinente question de la séparation des missions et des prérogatives se posent encore et encore avec plus d’insistance… Que l’Algérie nouvelle se penche avec beaucoup de sérieux sur cette question…
Le Carrefour d'Algérie Quotidien national d'information