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Sécheresse à Bouira : Menace sur les récoltes et l’irrigation

Le stress hydrique qui sévit et qui dure encore depuis deux mois se perpétue et risque d’occasionner une insuffisance en matière de production céréalière et autres produits d’agriculture dans la wilaya de Bouira. Le stress hydrique menace le développement de l’épi qui lui donnera une graine inférieure à la norme qu’il devrait y avoir. «En résultat, le rendement entier à l’hectare serait amoindri en quantité et non en qualité, car celle-ci est bonne», annoncent les professionnels. Si la sécheresse persistera de la sorte et ce qui n’est pas souhaitable, les prévisions optimistes considérant les récoltes céréalières risquent d’être faussées par la réalité du terrain. Ainsi, la détresse climatique peut compromettre nos récoltes céréalières. Car, la nature du climat de la région enregistre depuis toujours un taux considérable des précipitations de pluies pendant la saison hivernale, et très souvent peu ou rien durant le printemps, période cruciale pour le développement de l’épi. Il y a une solution qui pourra réellement faire face au stress hydrique et éloigner ses méfaits sur les moissons, elle consiste en l’application du système de l’irrigation d’appoint. « De la sorte à l’avenir, il en sera fini de ce problème qui revient à chaque campagne céréalière, détériorer nos récoltes, et compromettre nos sacrifices» soutiennent des agriculteurs. D’autant plus que l’application du programme de l’Etat dénommé, Fond de Développement de l’Investissement Agricole (FNDIA), inclut la promotion des systèmes d’irrigation et prévoit aussi l’extension généralisée du système d’irrigation à travers la récupération des eaux de mer par leur dessalement et des eaux épurées. Pour le moment, si la sècheresse persiste, le niveau des réserves hydriques décline vers un seuil critique qui sera aggravé par l’absence des pluies. Il en est de même pour les seuils des barrages. Il faut signaler que la wilaya de Bouira renferme près de 80 000 hectares ensemencés chaque année, pour les céréales (blé dur et tendre, orge et avoine). Il s’agit de l’emblavement de 68.809 hectares qui comportent 47.262 h pour le blé dur, dont 5 500 hectares retenus pour les variétés de multiplication, 6.797 hectares de blé tendre, dont 1000 hectares ont été destinés pour la multiplication. 13.445 hectares retenus pour l’orge, dont 1.400 hectares de multiplication, et 1.305 hectares pour l’avoine, dont 200 hectares affectés pour la multiplication. Pourtant, en dépit de ce manque de la pluviométrie, l’itinéraire technique de la campagne labour-semailles a été respecté, d’après les céréaliculteurs, afin de s’assurer un meilleur rendement. Avec l’entame des labours en profondeur, la préparation du lit de semence, du semis en ligne, de la fertilisation des sols à l’aide des engrais, du sarclage des mauvaises herbes par des produits phytosanitaires, et de l’emploi des pesticides pour prévenir les maladies cryptogamiques telles que la rouille jaune et la rouille brune.

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