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Pôle & Mic : L’islamisme et le Hirak!

Des partis de l’ex-Alliance brillent par leur absence malgré les quelques «sorties» du FLN et du RND, laissant croire qu’ils sont bien présents politiquement. Les islamistes tentent de s’introduire dans le sérail, en voulant «négocier» leur soutien à Tebboune. Tous les partis islamistes ont encore un pied dans l’opposition et un autre dans le pouvoir, ils ne veulent pas changer de «statut» politique et ne compterait pas trop se casser la tête pour se positionner. Les partis islamistes ne sont presque plus dans le Hirak, car leur position n’est pas claire vis-à-vis du pouvoir. Les islamistes veulent un dialogue tout en voulant «plaire » au Hirak. Ils ont certes appelé à l’apaisement mais sans trop le « crier » au moment où le Hirak fait de la libération de tous les détenus et l’arrêt des poursuites judiciaires, une de ses priorités. Les islamistes ont comme peur de s’engager avec le Hirak en indiquant qu’il s’est trop radicalisé et qu’il serait sous l’emprise des démocrates. Ce qui est faux puisque le Hirak est un mouvement populaire. L’islamisme en Algérie est en perte de vitesse et n’arrive plus à mobiliser comme dans les années 90. Il a perdu de sa « verve » car n’ayant pas une position claire et précise par rapport à l’Etat de droit et aux questions de l’heure. Les islamistes algériens ont perdu le «sacré» de leur mouvement. Aujourd’hui, les islamistes algériens ne se positionnent pas clairement vis-à-vis des libertés tant individuelles que collectives. Ils n’ont pas encore franchi le «cap » de se débarrasser de leur dogme d’antan comme les islamistes tunisiens qui ont tranché pour un Etat de droit et les libertés. Déjà, au mois de mai, le pouvoir ou des courants dans le pouvoir avaient motivé les « nationalistes » et les « conservateurs » à lancer l’idée de « Badissiya novembariya », rien que pour séduire des Hirakistes et casser le Hirak. Or, ce courant se voulait comme une alternative à l’islamisme « ancien » ou traditionnel. Ce courant n’a pas pu tenir la route car n’ayant ni perspective, ni position vis-à-vis de l’Etat de droit et des libertés. Aujourd’hui, ils sont obligés de se réviser ou appeler à faire dans «un pied dans le pouvoir et un autre dans l’opposition ».

À propos B. Nadir

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