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Presque 10 jours après la reprise des activités : Le Covid est toujours là à Saida

Dans la ville de Saida où tout se sait et rien ne se cache,
une inquiétante progression du Coronavirus est constatée par le commun des mortels. Les cas de contamination sont en hausse …et les structures sanitaires réservées aux malades infectieux sont saturées et même les membres de la cellule de crise semblent dépassés par cette recrudescence des cas de contamination. Jeudi dernier, une femme est décédée et les membres de sa famille ont subi des prélèvements et laissés confinés chez eux. Jusqu’à l’heure actuelle, la wilaya de Saida a enregistré 32 cas dont deux personnes décédées ….
Dans le cadre de cette situation épidémiologique, le wali, assisté des membres du Conseil de Sécurité, tient des réunions à huis clos en présence du DSP par intérim pour le suivi et la prise en charge des cas suspects dont la plupart d’entre eux suivent leur traitement chez eux. A Saida, la situation épidémiologique est inquiétante où le nombre des cas suspects est en augmentation perpétuelle et selon des sources médicales, l’aggravation de cette situation impacte les capacités d’accueil de l’hôpital « Ahmed Medeghri » au point où même la maternité « Hamdane Bakhta » a été touchée par le virus (une sage-femme et un gynécologue) ….17 parturientes ont dû être évacuées vers l’hôpital universitaire de Sidi Bel-Abbès mais à l’heure où nous mettons sous presse, tout est redevenu normal grâce aux gynécologues privés venus à la rescousse ainsi que le recrutement d’un autre gynécologue de la ville de Sig, le Dr Ghachem.
Malgré la gravité de la situation, il est encore des inconscients qui tirent des conclusions hâtives quant à la pandémie qui menace toute la wilaya de Saida. Ces érudits de l’ignorance dispensent des commentaires dans les réseaux sociaux qui frisent la démence comme par exemple: le Coronavirus, c’est du Khorti » ….ces personnes, flattées par le faux sens de la vie, ont tendance à croire que ce sont toujours les autres qui meurent – eux resteront immortels. Dans les cités de la ville, les jeunes jouent au football, d’autres s’improvisent en marchands de fruits et légumes en squattant les rues. Les taxis légaux et clandestins se livrent une concurrence déloyale. Entre désespoir et la fatalité, les jeunes saidis se débrouillent comme ils peuvent pour faire face à cette crise pandémique. Les mariages sont de retour sans tenir compte des mesures préventives. La volonté des responsables locaux d’amener la wilaya vers une reprise normale des différentes activités socioéconomiques est contrecarrée par des comportements suicidaires. Certes, les commerçants se sont astreints aux mesures préventives mais les clients eux font part de comportements en bravant l’interdit encouragés par l’intox et la désinformation qui provoquent la panique des citoyens naïfs au point où même les forces de l’ordre éprouvent les pires difficultés à intervenir pour faire appliquer les directives. Malgré les multiples campagnes de sensibilisation menées par plusieurs intervenants que ce soit au niveau de la radio locale ou dans les rues, l’inconscience des gens règne …Ne faut-il pas d’autres décisions plus sévères surtout que le virus ne semble plus reculer, dira un médecin qui dénonce ce « Je m’en foutisme » regrettable…

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