Donc, l’on s’était résolu à ne pas faire perdre aux élèves et à tout le système éducatif national, les efforts consentis pendant plus d’un semestre de labeur … Le Coronavirus s’est imposé, sans prévis, non pas au secteur de l’éducation, mais à l’ensemble de la vie active nationale…Tout s’était, brusquement, paralysé et personne ne s’y attendait…Il a fallu, tout de même, trouver une solution compromettante qui doit s’accorder avec une situation particulière, jamais vue, ni vécue auparavant… C’est sûr que ces solutions ne sont pas des plus parfaites qu’il soit. Cependant, ce serait des solutions pour se tirer d’affaire, avec le moindre dégât. L’essentiel dans toute cette affaire, c’est que la tutelle doit impérativement soumettre ces propositions à ses partenaires sociaux. Les décisions devraient être soumises à des débats profonds et des échanges fructueux afin que toute décision soit prise, dans un cadre collectif et avec beaucoup de responsabilité et de discernement. De notre part, nous souhaitons que les autorités concernées par cette affaire soient à la hauteur des missions qui leur ont été confiées. C’est, quand même, l’avenir de millions d’enfants scolarisés qui y soit hypothéqué. Cette question est, partout, soulevée de par le monde, là où le Covid 19 fait parler, avec obsession, de lui. La question de l’année blanche fait tourmenter plus d’un. Attention, ce n’est pas facile, lorsque l’on est préoccupés à compter quotidiennement, ses morts et totalement, investis à sauver d’autres vivants d’une mort certaine qui maraude dans les parages. En revanche, il faut commencer, dès maintenant, à penser à la famine qui pourrait surgir à n’importe quel moment, si l’on arrivait pas – nous ne le souhaitons pas d’ailleurs- d’ici quelques mois, à mettre au point le vaccin approprié, afin d’éviter d’autres carnages et si la situation de confinement continuait à être imposée aux forces actives. N’oubliez pas, toutefois, que nous subsistons, actuellement, grâce aux stocks des années passées. Un stock, non alimenté, finira, logiquement, par s’épuiser. Donc, sauver l’Ecole d’une année blanche, est une sorte de bataille victorieusement, remportée, et qui fait partie, désormais, de cette guerre mondiale, menée par toute l’humanité, contre le Covid19.. L’on ne doit pas, quand même, se laisser faire contre cette bête lugubre…L’on doit, impérativement, trouver des formes de résistance, c’est-à-dire des modes de vie adaptées à cette situation imposée par le virus du siècle. Ce n’est pas uniquement le secteur de l’Education nationale qui en est victime de cette crise. Toute la vie active du pays languit et la roue tourne au ralenti, voire au minimum nécessaire. En revanche, il y a des secteurs, comme celui des transports –par exemple- se trouvant, complètement paralysés. Ce sont avant tout des familles et des bouches à nourrir…
Le Carrefour d'Algérie Quotidien national d'information