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LFC 2020 bientôt devant la Chambre basse pour son adoption : «Ne pas faire les erreurs du passé»

Les transferts sociaux, mais surtout la révision du pouvoir d’achat des travailleurs algériens, s’amenuisent de plus en plus, et crescendo, en dépit des promesses du président Tebboune de revoir ce volet par la révision du SNMG, lors de sa cérémonie d’investiture. En cette conjoncture, ô combien difficile et cruciale à la fois et qui coïncide notamment avec le mois sacré du Ramadhan, il faut passer au peigne fin les couffins des ménages. Le Conseil des ministres, tenu ce dernier dimanche, veut revoir ce chapitre par l’introduction de nouvelles mesures. Ces nouvelles mesures sont également prévues au titre du renforcement du pouvoir d’achat des ménages, à travers la reconduction de l’abattement de 50% en matière d’IRG et d’IBS, au profit des revenus réalisés dans les régions du Sud. Le climat des affaires qui a connu une baisse drastique, à cause de la situation politico financière prévalant dans le pays, en 2019, marqué notamment par le Hirak, a contribué à ce recul, d’autant plus que la loi sur l’investissement et la règle 49/ 51 s’est de tout temps dressée tel un rempart à toute velléité d’investissement étranger, en matière d’IDE. Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a présidé, ce dimanche, une réunion du Gouvernement par visioconférence, consacrée à l’examen de l’avant-projet de LFC pour l’année 2020, a indiqué un communiqué des services du Premier ministère. Cette loi qui est la loi de finances complémentaire et selon les propos de Djerrad, va être le début d’une rupture progressive et de la construction d’un système économique réel (..). Elle va mettre un terme à tout ce qui a été fait pour bloquer les investissements et pour empêcher l’Algérie de construire une réelle économie (..). Selon ses propos, l’Algérie n’a pas encore une réelle économie au sens scientifique, a expliqué le Premier ministre, lors de son intervention. Cependant, la loi de Finances complémentaire qui sera soumise à une Assemblée Nationale où plane le spectre de sa dissolution, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’action du Gouvernement et des engagements pris par les pouvoirs publics, en matière d’allègement et de simplification des procédures, en vue d’améliorer le climat des affaires, de relance de l’investissement, de développement des start-up et de lutte contre le Coronavirus, à travers l’exemption, à titre temporaire, de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des droits de douane, des produits pharmaceutiques et des dispositifs et équipements médicaux, utilisés dans la riposte à la pandémie du Covid-19. Il a fait état de l’élaboration de la LFC sur trois principaux axes de développement qui sont respectivement le développement de la ressource humaine, la transition énergétique et l’économie de la connaissance. Il est question, dans le cadre du premier axe, de développer la ressource humaine, de reconstruire le système national de santé, de réformer l’école et l’université algérienne, a-t-il noté. S’agissant du deuxième axe, il portera, quant à lui, sur la transition énergétique et l’exploitation des énergies renouvelables afin de ne plus dépendre de la rente pétrolière, tandis que le troisième axe sera focalisé sur l’édification de l’économie de la connaissance, dans l’objectif de moderniser le pays. Ce sont-là des objectifs nobles, selon Djerrad, auxquels les Algériens doivent croire et pour lesquels ils sont appelés à travailler pour redonner à notre pays un rôle sur le plan international et sa place qu’il mérite, tout en faisant remarquer que l’Algérie dispose de compétences et d’une élite en mesure de concrétiser ces projets et de relever le défi du développement. Assurant que le gouvernement avait établi un diagnostic sur la situation de l’économie nationale, l’intervenant a mis en exergue la vision de l’Exécutif de procéder de manière « sereine, pour ne pas refaire les erreurs du passé », en vue de mettre en place une approche pragmatique devant permettre de sortir le pays d’une crise multidimensionnelle. Le pays dispose de moyens financiers « suffisants », selon les termes utilisés par Abdelaziz Djerrad, pour dépasser la crise économique, mettant en avant l’adoption d’une approche « pragmatique et réaliste » par le gouvernement qui tient compte des difficultés actuelles, appelant les Algériens au dialogue et au patriotisme ainsi qu’à tenir compte de la volonté politique pour reconstruire leur pays.

À propos Nadira FOUDAD

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