Accueil » Actualité » Année scolaire 2019/2020 : «Pas d’année blanche» !

Année scolaire 2019/2020 : «Pas d’année blanche» !

L’option d’examens de fin d’année “réduit à deux trimestres”,
compte tenu notamment de l’avancement des programmes de l’année scolaire 2019-2020, retient également l’attention du secteur. Cette option parait la plus plausible quand on sait pertinemment que des élèves des trois paliers de l’enseignement qui suivent, en cette période de confinement, des cours et des tests d’examen “à distance” avec leurs enseignants, s ‘y attellent beaucoup et semblent adhérer et se préparer d’ores et déjà à cette démarche. Les élèves des trois paliers ont actuellement derrière eux sept (7) mois de programmes qu’ils ont suivis, avant l’arrêt des cours le 12 mars, pour cause de Covid. La confirmation de l’annulation d’une année blanche est venue du ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout. Le ministre a en effet affirmé, lundi à Alger, qu’il n’y aurait pas d’année blanche pour l’année scolaire 2019/2020. Donc, théoriquement, il n’y aurait pas raison de s’inquiéter chez les élèves qui devront toutefois intensifier leur préparation à des “examens allégés”. La raison qu’évoque le ministre, est bien simple. C’est par rapport au taux d’avancement dans l’application des programmes enregistrés jusqu’au 12 mars dernier, dans les trois paliers d’enseignement, avant l’application des mesures de prévention pour endiguer la propagation du Covid-19. Il y a surtout l’annonce de la prolongation du confinement jusqu’au 14 mai prochain. D’après une déduction, il est possible qu’au delà de cette échéance, un mois supplémentaire de programmes permettrait de dérouler les examens de fin d’année. Mais, ce ne sont là que des suppositions. « Il n’est pas possible de parler d’une année blanche, compte tenu du taux d’avancement dans l’application des programmes enregistrés jusqu’au 12 mars dernier, dans les trois paliers d’enseignement, d’autant que le troisième trimestre compte en tout 04 semaines au plus », a précisé le ministre, à l’ouverture d’une rencontre de concertation avec les associations de parents d’élèves, sur l’organisation du reste de l’année scolaire 2019/2020. Le ministre a qualifié cette rencontre à huis clos d’importante, voire de prometteuse, vu la proximité de ces associations des élèves et l’intérêt qu’elles portent à leur égard. M. Ouadjaout a rappelé, à cet effet, qu’il avait adressé récemment un message à la famille éducative dans lequel il a mis en avant l’importance « d’agir de concert et de réfléchir ensemble avec les partenaires sociaux sur les mesures envisageables pour le reste de l’année scolaire en cours notamment, en ce qui concerne les examens ». Il a été question également de « s’enquérir du taux d’avancement dans l’application des programmes des trois cycles d’enseignement en cas de prorogation des mesures de confinement ou en cas d’éventuelle reprise de l’enseignement ». Lors de cette rencontre, le ministre a présenté « des propositions préliminaires pour aboutir à une approche consensuelle qui puisse garantir des solutions alternatives, en cas de prolongation de la suspension des cours ou de leur reprise dans les établissements éducatifs après le déconfinement ». Dans ce cadre, M. Ouadjaout a proposé la possibilité de « réduire la durée du troisième trimestre, estimée par le ministère de tutelle, de trois à quatre semaines, ce qui permettra de reprendre les cours et de procéder à l’évaluation pédagogique, en adoptant le système d’ajustement de l’apprentissage et de fixer la date limite au-delà de laquelle il est impossible de reprendre les cours en cas de prorogation des mesures de confinement ». Insistant sur l’impératif de poursuivre les concertations avec tous les partenaires sociaux pour prendre connaissance de toutes les propositions relatives à cette question inhérente à l’avenir scolaire de l’élève, le ministre s’est dit convaincu que « les concertations avec tous les partenaires aboutiront à des propositions constructives à même de satisfaire les élèves, les parents ainsi que l’ensemble de la famille éducative et de servir l’intérêt du pays », car ce qui importe le plus, a-t-il dit, c’est « la sécurité et la santé des élèves, des enseignants et de tout le personnel du secteur ». Le ministre aura, mercredi, une rencontre similaire avec les représentants des syndicats du secteur.

À propos B.Habib

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*