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Pôle & Mic : Financement étranger, pas une fatalité !

Le plan d’action du gouvernement est passé come une lettre à la poste à l’APN. C’était prévisible qu’il ne s’agissait que d’un «chahut » de la part des députés dont la majorité a préféré se taire et se faire oublier. Les députés n’ont plus voulu se mettre en avant comme des défenseurs du peuple sans se demander sur les moyens et l’argent pour financer ce plan. Le Premier ministre a clairement évoqué la possibilité de recourir au financement extérieur pour financer les projets du plan d’action du gouvernement qui a été adopté par les députés lors de la séance plénière. «Nous allons aller vers l’argent qui existe un peu partout dans le monde sans toucher à notre souveraineté», a indiqué le ministre citant comme exemple les financements de la Banque africaine de développement (BAD) et des Fonds arabes d’investissements qui «donnent des prêts à très longs termes et avec des taux d’intérêts très faibles qui ne touchent pas à notre souveraineté et ne remettent pas en cause les fondements de notre politique économique». Le financement extérieur n’est pas une fatalité sauf qu’il devra servir pour la relance économique et la création d’usines «fiables». Il devra aussi servir de financer la part algérienne dans un partenariat avec des multinationales. Mais avant cela, le gouvernement devra réfléchir à faire face à cette dévaluation du Dinar et combattre l’inflation. L’actuelle équipe gouvernementale n’a rien prévu pour lutter contre l’informel. Dans l’informel, il y a de l’argent que l’Etat devra récupérer et le mettre en banque. Il est temps d’officialiser cet «informel». Toutes les solutions devront être débattues et discutées. La rigueur économique passe par une réforme bancaire et monétaire.

À propos B. Nadir

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