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Prolifération des parkings mais pas de réglementation : Le stationnement encore et toujours la phobie de oranais

On en re-parle et on ne cessera pas de le dire. Le stationnement est un vrai problème de la circulation automobile à Oran. Les citoyens qui utilisent les parkings pour y garer leur véhicule avouent rencontrer des problèmes. Sur les 200 lieux de stationnement recensés, seulement cinq à six sont réglementés. Entre autres problèmes, qu’ils tiennent à dénoncer, sont relatifs à l’absence de tarif «unifié» pour les parkings, dans la mesure ou chacun d’eux dicte ses prix en fonction de la proximité ou de la distance par rapport au centre ville d’Oran. En matière réglementaire, ces parkings sont gérés avec un cahier de charge qui les lie avec la commune et sont régis en coopératives de 3 à 5 membres. A Oran, on ne compte pas beaucoup de parkings qui sont vraiment réglementés mais ceux qui en ont l’air sont situés à rue khémisti, Murat, Victoires et la wilaya. «Le vrai problème est l’absence de parkings à étages dont six au moins devaient être construits ces trois dernières années sur les 10 initialement programmés et dont deux à trois seulement ont vu le jour à Oran», a confié un élu de l’APC d’Oran estimant, de son côté, que la commune n’arrive pas à définir avec une clarté et une traçabilité ses rapports avec les concessionnaires de parkings qui engrangent des bénéfices juteux à longueur d’année». «De l’argent fou est gagné dans la gestion des parkings mais peu de visibilité entoure les droits que doit récolter de cette gestion la commune» signale- t-on. La prolifération des parkings a été rendue possible à cause du phénomène de chômage qui gagne des proportions importantes chez les jeunes. La situation du transport à Oran est peu reluisante depuis des années. Mise à mal par l’anarchie du stationnement et en l’absence d’un vrai plan de circulation, la ville semble ainsi errer au gré du bon vouloir de certains transporteurs notamment privés (allusion aux lignes desservant le centre ville 11, P1, 51) qui ne se conforment pas tous aux règles régissant le domaine. Ces lignes principales, bien qu’elles représentent beaucoup de dividende tant pour les citoyens étant donné leur proximité avec le centre ville que pour les transporteurs avides de gain, elles sont hélas gérées par une horde de privés pour qui la prestation de service n’a que le nom et seul l’argent compte. Le malheur est que, ce que subissent les citoyens dans le transport privé est flagrant et au su et au vu de tout le monde. De grâce, comment concevoir qu’un transporteur privé d’une ligne du centre de ville fasse descendre les passagers pour les racoler à un autre, non pas parce qu’on lui a retiré le permis de conduire mais parce que «tout simplement l’itinéraire ne lui convient pas» ?

À propos B.Habib

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