Accueil » Actualité » Mohamed Arkab à la radio chaîne 3 : Comment se libérer de la dépendance aux hydrocarbures?

Mohamed Arkab à la radio chaîne 3 : Comment se libérer de la dépendance aux hydrocarbures?

L’”indépendance énergétique”, voilà ce que suggèrent depuis assez longtemps et avant même le début de la crise du Coronavirus, économistes et hommes politiques algériens, pour préserver l’économie des aléas des marchés pétroliers internationaux. C’était déjà dans l’air depuis plusieurs années au fil de la succession des derniers gouvernements, sans pour autant que ce concept n’ait vu réellement le jour sur le terrain .Mais, il reste tout de même un concept pour “l’avenir” que vise l’Algérie d’autant plus qu’un soutien accru à l’exploitation des richesses minières est dans le viseur de l’actuel gouvernement, version Abdelaziz Djerrad. D’ailleurs, le lancement imminent de deux raffineries de pétrole à Hassi Messaoud et Tiaret s’inscrit dans cette optique de diminuer la dépendance de l’Algérie aux importations de carburant .Un joli concept donc mais qui a tendance à soulever un débat sur les mécanismes à adopter. Le ministre algérien de l’Energie se veut optimiste à la faveur de l’accord conclu par le cartel pétrolier l’OPEP portant réduction de la production du brut. Les efforts de l’Algérie vont, à l’avenir, se consacrer à se libérer progressivement de sa dépendance aux marchés pétroliers, en consacrant progressivement ses efforts à la valorisation de ses ressources d’hydrocarbures et, par ailleurs, en accordant un intérêt soutenu à ses nombreuses richesses minières. S’exprimant, lundi, à l’émission «L’Invité de la rédaction» de la chaîne 3 de la radio algérienne, le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, a abordé les grandes lignes de la nouvelle stratégie prônée par le cartel afin de préserver les intérêts des pays membres et non membres. Le ministre de l’Energie a, à ce propos, rappelé que l’accord historique qui intervient en pleine crise de Coronavirus, dans le monde, perturbant, de plus belle, les ventes des grands producteurs, va faire diminuer de 23% les quantités de brut placés sur les marchés pétroliers. Il s’agit d’une réduction de la production totale de 10 à 7 millions de barils/jour. Le ministre explique que cette dernière va se faire en trois tranches successives soit une production de 4 millions de barils/jour pour la période s’étalant du 1er mai au 1er juin de 2020, une seconde de 8 millions de barils/jour, s’étalant du 1er juin au 1er décembre de 2020 et une troisième, d’un volume de 6 millions de baril/jour courant du 1er janvier au 1er avril de 2021. Le ministre a relevé que le marché mondial de brut n’avait jamais eu à connaître une telle baisse du niveau de production, l’intervenant n’en qualifie pas moins l’accord conclu entre producteurs d »historique », compte tenu des incidences créées par la pandémie du Coronavirus sur les économies mondiales. Face à cette crise sanitaire de grande ampleur dont l’Algérie a eu, elle aussi, à devoir subir les forts contrecoups, mais également devant l’arrivée de nouveaux pays producteurs d’énergie fossile, le ministre considère que l’Algérie va devoir aller vers une meilleure gestion de ses ressources. .Le ministre de l’Energie observe à ce titre que 400.000 barils/jour sont consacrés à la demande nationale d’énergie. M. Arkab juge cependant que ce niveau ne va pas impacter celui des exportations et donc l’apport en recettes pétrolières. Soulignant que le pays n’avait pas jusqu’alors investi dans la valorisation de ses ressources pétrolières et minières en particulier, l’invité indique que des efforts importants allaient être développés dans ce sens, en collaboration avec le ministère de l’Industrie et celui de la Recherche scientifique. A ce titre, il annonce le lancement, « dans le courant de cette année, de chantiers de réalisation de deux raffineries de pétrole, à Hassi Messaoud et Tiaret, afin de mettre un terme à la lourde facture d’importation de carburants. Durant son intervention, le ministre fera, en outre, part de la décision soutenue de l’Algérie de faire valoir son droit de préemption concernant le rachat par la compagnie française Total, des actifs pétroliers détenus jusqu’alors par l’entreprise américaine Anadarko. Pour lui, la nouvelle loi sur les hydrocarbures vise justement à préserver et à renforcer ce droit pour l’intérêt de l’Algérie. Selon M. Arkab, il n’existe aucun litige avec cette dernière. « Nous avons, dit-il, demandé à Occidental de revoir leur transaction triangulaire et bientôt, promet-il, nous allons avoir une bonne nouvelle », concernant celle-ci.

À propos B.Habib

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*