Ces derniers jours, nous as-sistons, malheureusement, à un rush sans précédent sur la semoule et la farine. Au début de la mise en œuvre du confinement, seule parade capable d’endiguer la propagation du covid 19, les citoyens dans la tourmente se ruèrent sur les différentes denrées et produits de consommation, et c’était compréhensible. Faire le plein, garantir à ses enfants une subsistance pour faire face à la crise sanitaire que nous traversons, est une des réactions comportementales de l’Homme qui remonte très loin dans le temps. De peur de se retrouver dépourvu durant les périodes difficiles, l’Homme prévoyait tout. Mais là où le bât blesse, c’est que cette farine et cette semoule obtenues auprès des superettes et épiciers du coin au prix de longues chaines d’attente et bousculades, se retrouvent sous forme de galettes, «Maatlou» et autres dans nos poubelles comme auparavant. Pourquoi cette subite frénésie, et dire que le ministère du Commerce ne cesse de lancer en direction de la population un discours combien rassurant sur la disponibilité en quantité suffisante de ces denrées alimentaires et autres produits. De l’avis des experts, la semoule et la farine sont des produits périssables. Pourquoi alors cette pratique de gaspillage jusqu’à l’absurde qui risque de nous faire sombrer dans un gouffre sans fond, sachant que nous continuons de les importer à fort prix de l’extérieur. En ces moments difficiles, il demeure plus que jamais primordiale de faire preuve d’une grande sagesse et de discernement pour éviter une situation de chaos à même de nous faire beaucoup de mal. Nous sommes à quelques jours du mois de Ramadhan, faisant de ce mois sacré, un grand moment de spiritualité à traverser avec douceur. A bon entendeur !
Le Carrefour d'Algérie Quotidien national d'information