Le chef-lieu de wilaya de Mostaganem subit, ces dernières années, une congestion des plus complexes sur son tissu urbain. Les déplacements à travers la ville deviennent de plus en plus difficiles surtout aux heures de pointe. Le plan de circulation urbaine de la ville de Mostaganem devient aujourd’hui une nécessité absolue car l’étouffement dû au trafic automobile est très embarrassant. Le parc de véhicules a triplé et l’organisation de la circulation n’a pas suivi. Malgré le transfert du centre urbain, vers la Salamandre et Kharrouba à Mostaganem, on continue à souffrir des incommodités de la circulation. Durant la saison estivale, c’est le calvaire car les visiteurs véhiculés sont de plus en plus nombreux. Le désordre dans les emplacements des transports en commun et les stations de taxis au centre-ville aggravent la situation. Vient s’ajouter à ces désagréments, le chantier du tramway. Les perpétuelles pannes des feux tricolores s’ajoutent aux tracasseries du trafic urbain. Quant aux piétons, ils prennent leur mal en patience même si souvent, ils sont importunés par le désordre. Le squat des trottoirs par les commerçants indélicats, l’absence de passages protégés et les feux rouges déréglés les mettent souvent en danger. Les plaques de signalisation routières verticales, si elles disparaissent, elles ne sont jamais remplacées et certaines plaques datent de l’époque coloniale. Au niveau des ronds-points, les piétons trouvent d’énormes difficultés à traverser la chaussée. Ceci est dû au fait que ni l’APC ni l’EPIC »Mosta Propre » ne s’y intéressent. Aussi parce que ces structures n’ont pas les services adéquats pour faire face à cette problématique de l’entretien et du suivi. Au niveau des quartiers, toutes les voies sont à double sens et le stationnement bilatéral rend la circulation trop difficile voire même dangereuse. L’anarchie des pseudo-ralentisseurs accentue la problématique de la fluidité du trafic automobile. Les bus du transport en commun privé et public viennent, par les comportements épouvantables de certains chauffeurs, se greffer à la mêlée du désordre en s’arrêtant n’importe où pour faire monter et descendre des passagers les exposant au danger. Mostaganem souffre l’étouffement parce qu’il y a là un amer constat qui est celui de la démobilisation des autorités locales. Il faut rappeler que l’ancien plan de circulation qui a aujourd’hui presque une dizaine d’années, n’a été exécuté qu’à 20%. Cet état de fait est dû, très certainement, au désordre qu’avaient occasionné les Espagnols de Isolux Carzan sur le chantier du tramway. Tous les responsables qui se sont succédé, n’ont jamais associés les laboratoires de recherche de l’Université, ne serait-ce que pour de la concertation. Mostaganem aujourd’hui se trouve coincée avec une seule voie périphérique alors que ses extensions ont dépassé ses limites urbaines. Il y a quelques mois de cela, l’APC de Mostaganem a laissé entrevoir une petite lueur d’espoir par la prise en charge d’un nouveau plan de circulation pour résoudre ce dilemme des déplacements mais il tarde à venir. Ensuite, la wilaya reprend le dossier pour le relancer mais ce dossier semble être seulement un utopique projet. Aujourd’hui, nous devons nous adapter à nos ambitions qui sont celles de Mostaganem, destination touristique.
Le Carrefour d'Algérie Quotidien national d'information