Ainsi, durant les 18 derniers mois, 130 nouvelles infrastructures médicales publiques ont été livrées (hôpitaux, polycliniques et structures de proximité), alors que 83 autres établissements sont en cours de réalisation. En outre, le lancement de la construction des Centres hospitalo-universitaires de Béchar et de Ouargla interviendra au cours du premier semestre 2019, précise le gouvernement qui note qu’un programme est en cours de mise en œuvre pour améliorer les équipements médicaux des établissements publics de santé qui enregistrent des « déficits ». De son côté, le secteur privé a enregistré ces deux dernières années l’ouverture de 114 établissements de santé, alors que 23 autres sont en cours de réalisation. En matière de renforcement de la prévention sanitaire, le gouvernement relève que cette action se poursuit notamment à travers l’amélioration de la disponibilité des ressources humaines médicales et paramédicales, l’amélioration de la disponibilité des médecins spécialistes qui sera consolidée par les nouvelles dispositions prises en faveur de ces compétences (prime de zone, garantie de logement, regroupement familial si nécessaire), le renforcement des activités de soins à domicile et des activités des unités sanitaires mobiles, ainsi que le développement du secteur médical privé. La protection et la promotion de la santé sont mises en œuvre également à travers la réduction des taux de mortalité due aux intoxications alimentaires et aux envenimations par scorpions (des programmes sont déployés à cette fin et un effort est fait pour augmenter la disponibilité des vaccins curatifs) et le renforcement des capacités médicales des hôpitaux grâce à des partenariats avec des équipes spécialisées, ce qui contribue aussi à réduire les transferts pour soins à l’étranger, indique le document. Évoquant la question de l’amélioration de la disponibilité des médicaments, le gouvernement précise avoir procédé cette année à un assainissement financier de la Pharmacie Centrale des Hôpitaux en mettant à sa disposition 152 milliards de DA de crédits pour la prise en charge de ses dettes ainsi que 130 milliards de DA pour assurer l’approvisionnement des hôpitaux en 2018 et 2019.Dans le domaine de la modernisation et la rationalisation de la gestion de la santé publique, la Déclaration de politique générale du gouvernement relève qu’un « important » programme de numérisation de la gestion du secteur de la santé est en cours, ajoutant qu’il sera renforcé dès l’année prochaine par la connexion de près de 4.000 institutions et services déconcentrés de la santé publique avec leur administration centrale, alors que la réforme hospitalière sera « relancée en 2019 » pour la mise en œuvre de la contractualisation des soins dans les hôpitaux. Au sujet de la mise en œuvre de la politique nationale de la population, le document observe que la croissance démographique a connu une « poussée » avec un pic de 2,17% en 2016 et un seuil de 2,09% en 2017, des données qui reflètent « l’intérêt accru » que représente la politique nationale de la population qui s’est concentrée ces deux dernières années notamment sur la promotion de la planification familiale, l’approche multisectorielle de ce dossier, la consolidation de la veille démographique ainsi que la coopération avec les organisations internationales dans ce domaine. A ce titre, il est relevé que les filles demeurent la majorité dans la population scolaire du cycle secondaire ainsi que dans la population estudiantine, les femmes sont présentes de « manière significative » dans de nombreux corps civils et sécuritaires des personnels de l’Etat, atteignant même des positions de majorité comme dans les secteurs de la santé et de l’éducation nationale.
Le Carrefour d'Algérie Quotidien national d'information