Les marches pacifiques reprendront ce vendredi 1er Mars dans l’après-midi. Cette fois, c’est à la faveur des appels lancés par des organisations syndicales dont le Snapap, le mouvement El Mouatana et la société civile ainsi que les réseaux sociaux, que ces nouvelles marches pacifiques pourraient avoir lieu à travers le pays. Des marches pacifiques, quoique sur fond de contestation, du moment que pour l’heure, si on se limite aux appels de certaines organisations pour des manifestations «le 1er Mars», tout porte à croire que la revendication sociale sera aussi au menu. Des marches pacifiques dont on dit qu’elles témoignent une nouvelle fois à l’opinion «la bonne santé de la démocratie en Algérie», estime-t-on dans les milieux de certains spécialistes de la scène politique. Le mouvement d’ébullition que traverse la rue depuis quelques jours dans plusieurs wilayas, confirme, si besoin est, le sentiment de besoin de changement. Mais selon les observateurs, ce mouvement ne doit en aucun cas affecter les grands acquis de l’Algérie ni les ambitions et les aspirations légitimes de son peuple pour la paix et la modernité. Pour rappel, le vendredi 22 février 2019, des citoyens et des jeunes de plusieurs villes, y compris Alger, sont descendus dans la rue. Cinq jours plus tard, soit mardi 26 février, il y a eu les marches estudiantines. Pour le vendredi 1er mars, les appels parus sur les réseaux sociaux et des messages de certaines organisations, sont, pour une grève générale de trois jours. La loi électorale prévoit une date butoir de dépôt de candidature aux élections présidentielles du 18 avril laquelle arrive à échéance le 3 mars à minuit. D’ailleurs, dans un communiqué, le directeur de campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika, Abdelmalek Sellal, avait annoncé que le chef de l’Etat va déposer sa candidature le 3 Mars. Ainsi, la solution des «marches pacifiques» pour laquelle optent différentes couches de la société algérienne, sorties «spontanément» dans la rue dans la mesure où tout le monde s’accorde à dire, aujourd’hui, que les marches pacifiques précédentes n’ont eu, à ce jour, aucune casquette ou coloration partisane, pour revendiquer un changement. Les partis politiques dont nombreux sont ceux qui ne se revendiquent pas d’être derrière ces marches pacifiques, s’attèlent au respect de l’échéance présidentielle à savoir le 18 avril. Même vision ou presque du Premier ministre, M.Ahmed Ouyahia, qui déclarait, il y a quelques jours de cela, que le peuple sera appelé à s’exprimer librement en toute souveraineté aux urnes. De son côté, dans son discours tenu à Oran, M.Mouad Bouchareb, le président de l’Instance dirigeante du FLN et président de l’APN, avait réagi sur les manifestations pacifiques du vendredi 22 février.
Le Carrefour d'Algérie Quotidien national d'information