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Initiative pour le développement durable de l’économie bleue en Méditerranée occidentale: 19 millions d’euros pour le lancement de 09 projets

Des sujets d’intérêt commun et partagé ne manquent pas dans notre sous bassin, tels que les clusters maritimes, la biodiversité et la biotechnologie, le tourisme et les loisirs, la pêche et l’aquaculture durables, la lutte contre la pollution et les déchets en mer, l’exploration et l’exploitation en mer profonde, la sécurité et la surveillance en mer, sans oublier le renforcement des capacités et des compétences nationales sur l’ensemble de ces thématiques s’accordent à dire la partie algérienne et la partie de l’Union Européenne. La Conférence des Parties prenantes qui se tient pour 02 jours à Alger ouvre la voie à des actions concrètes dans le bassin occidental de la Méditerranée selon ses initiateurs présents, hier, à cette rencontre de deux jours à l’hôtel Aurassi à Alger en présence de plusieurs ambassadeurs accrédités à Alger, SEM l’ambassadeur de la délégation de l’UE et le ministre algérien de l’agriculture. La Commission Européenne, selon l’ambassadeur de la délégation de l’UE en Algérie et la coprésidence de l’Initiative pour le développement durable de l’Economie bleue dans le bassin méditerranéen occidental, a organisé la Conférence des Parties prenantes sous le thème d’ouvrir la voie à des actions concrètes dans le bassin occidental de la Méditerranée pour, dit-il, instaurer un vrai partenariat pour la transformation des fonds et des outils en vraie économie bleue. Selon John O Rourke, il s’agit de la confection de cette feuille de route pour les 10 pays qui forment cette alliance du bassin Méditerranéen pour l’alignement de leurs politiques en faveur de cette économie bleue. Il en profite pour interpeller les gouvernements à aligner leur politique vers cette économie puisque, dit-il, la volonté existe, il faut juste adapter les programmes et les objectifs vers ce sens. Et pour preuve, l’interlocuteur signale devant les présents que déjà 09 projets sont inscrits dans cet agenda avec un financement de l’UE de 19 Millions d’Euros pour 1,058 Million de Ressources et des milliers de créations de postes d’Emplois.Abondant dans le même sens que lui, le directeur d’Europe au niveau du ministère des affaires étrangères rappelle le processus du dialogue des 5+5. Cet événement a pour but de promouvoir les échanges d’idées sur des projets et de promouvoir leur développement concret entre parties prenantes de la région opérant dans le secteur maritime (entreprises, chercheurs, instituts, ainsi qu’autorités nationales et locales des pays du bassin méditerranéen occidental.) Cet échange aura lieu dans le cadre de 8 sessions parallèles, les «Laboratoires de développement de projet». Ces laboratoires prendront la forme d’ateliers avec la participation de professionnels sélectionnés issus du bassin méditerranéen occidental (et au-delà) avec la volonté de créer des partenariats forts et de développer des idées de projets stratégiques dans les zones de l’initiative OuestMed. Les idées de projets, les propositions concrètes et les partenariats potentiels discutés au cours de cette conférence bénéficieront du soutien du Mécanisme d’Assistance mis en place par la Commission Européenne afin de renforcer la mise en œuvre de l’Initiative OuestMED. Abondant dans le même sens que lui le directeur d’Europe au niveau du ministère des affaires étrangères rappelle le processus du dialogue des 5+5. Ali Mokrani fera une petite rétrospective de ce processus où il rappelle devant les hôtes que les Ministres des Affaires étrangères du ‘Dialogue 5 + 5’ saluent le rôle moteur de l’Union pour la Méditerranée dans la région. Cette 14ème réunion des Ministres des Affaires étrangères du « Dialogue 5+5 » en Méditerranée occidentale s’est tenue à Alger le 21 janvier 2018, et l’Algérie salue le rôle moteur de l’UpM, rappelant l’importance pour le Secrétariat général de continuer à promouvoir des projets concrets et structurants. La conférence de l’UpM souligne le rôle majeur de l’économie bleue puisque rassure-t-il que cet événement a pour but de rapprocher les 02 rives de la Méditerranée pour promouvoir les échanges d’idées sur des projets et de promouvoir leur développement concret entre parties prenantes de la région opérant dans le secteur maritime (entreprises, chercheurs, instituts, ainsi qu’autorités nationales et locales des pays du bassin méditerranéen occidental.) Les ministres des pays de la Méditerranée occidentale, fait-il savoir, se sont réunis à Naples (Italie) le 30 novembre 2017 pour approuver et lancer l’initiative pour le développement durable de l’économie bleue en Méditerranée occidentale – une série d’actions conjointes visant à rendre la mer espace plus sûr, plus propre et plus productif. Dans sa longue allocution de circonstance, le ministre de l’agriculture fera l’éloge de cette rencontre qui, pour lui, cette occasion d’Alger constitue une étape importante puisqu’elle devrait permettre aux parties prenantes à l’initiative, de concevoir et proposer des projets prioritaires pour conforter la démarche initiée et montrer leur disponibilité à agir solidairement pour traduire dans les faits les termes de cette initiative. L’Algérie s’est, en outre, dotée dès 2015 d’une stratégie nationale de gestion intégrée des zones côtières, axée sur le développement durable de ces zones. De ce fait, poursuit AEK Bouazgui, l’émergence d’un consensus autour des enjeux du développement durable est aujourd’hui une réalité palpable notamment, au sein de la communauté nationale concernée par l’économie maritime. Outre le renforcement du potentiel infrastructurel, l’Algérie œuvre également, au développement de ses capacités de surveillance maritime à travers la mise en place d’un système intégré de contrôle, de surveillance et de gestion de la sécurité maritime et portuaire et d’échange de données numérisées. Ce système, permettra une meilleure appréhension du trafic maritime d’une part et de prévenir et lutter plus efficacement contre toute atteinte à la sécurité des biens et des personnes et à l’environnement, d’autre part. Le tourisme constitue selon ses propos, un des secteurs prioritaires de l’économie Algérienne, au regard de l’existence d’un potentiel considérable et des opportunités d’investissement fortement encouragées dans ce secteur prometteur en termes d’emplois et d’ouverture sur le monde. Concernant la pêche et l’aquaculture, la stratégie mise en place par l’Algérie s’imprègne fortement des principes que nous ambitionnons de promouvoir dans le cadre de l’UpM et du dialogue entre les deux rives de la méditerranée, à savoir : la professionnalisation et l’organisation des activités; l’exploitation rationnelle et la gestion durable des ressources; l’appui au développement de la pêche artisanale, la promotion de l’aquaculture. L’aquaculture est considérée comme une activité prioritaire, une attention particulière lui est accordée à travers un programme ambitieux dédié à sa promotion et à son développement durable, respectueux de l’environnement. La pêche artisanale, affirme l’intervenant, comme dans de nombreux pays de la Méditerranée, occupe une place importante, nous accordons une attention particulière à sa promotion et à son organisation.

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