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Mohamed Laïchoubi se projette dans l’après Covid-19 : «Le monde ne sera plus pareil»

C’est le cas de Mohamed Laïchoubi, ancien ministre et conférencier international. Le coronavirus qui s’est propagée telle une traînée de poudre dans le monde entier, faisant des centaines de milliers de morts et plus d’un million de personnes contaminées, a, également, levé le voile sur l’hypocrisie occidentale et plus particulièrement sur ces pays autoproclamés «sauveurs du monde». Dès l’accentuation de la pandémie, le mot d’ordre est devenu subitement «sauve-qui-peut». Le cas le plus illustratif est celui de l’Union européenne qui jusqu’à présent, n’a pas répondu aux innombrables «SOS» de l’Italie et de l’Espagne. Il aura fallu le concours de la Chine, de la Russie et de Cuba pour venir en aide à l’Italie dont le nombre de morts a battu tous les records. Pour revenir à M. Mohamed Laïchoubi, il estime qu’une fois la pandémie du coronavirus battue, «nul doute que les relations entre pays à travers la planète, des suites notamment de l’éclatement des grands blocs économiques et des crashs des grandes places boursières, ne seront désormais plus ce qu’elles ont été par le passé». C’est du moins ce qu’il prédit, lors de son passage, hier, à l’émission «L’Invité de la rédaction» de la chaîne 3 de la Radio Algérienne. Dans son intervention, il donne un aperçu sur la situation d’«extrême crise» dans laquelle s’est trouvée projetée la majeure partie des pays dans le monde, des suites de la prolifération foudroyante du covid 19. Il rappelle ainsi que ce sont 3,9 milliards de personnes, représentant 50% de la population mondiale qui se retrouvent aujourd’hui confinées, parmi lesquelles 1,16 millions ont été contaminées par le virus, dont 63.000 sont, à ce jour, décédées. Si, explique M. Laïchoubi, ces pays n’ont pas vu venir, sinon ignoré ce danger, c’est parce que celui-ci heurte les intérêts du système économique mis en place, en d’autres termes, dit-il, « ils ont préféré privilégier les créateurs de richesse au détriment des investissements au bénéfice de leur système hospitalier, et cela en dépit d’une forte contestation sociale ». Il considère qu’une fois cette catastrophe sanitaire dépassée, c’est toute une vision économique et financière du monde qui ne manquera pas d’être remise en cause, notamment des suites de la considérable dette qui s’est accumulée au 3ème trimestre de 2019, soit quelque 253.000 milliards de dollars, laquelle va s’amplifier en raison de l’importante situation sanitaire qui s’est créée. Comme conséquence à cette crise, il fait, par ailleurs, état de l’émergence de nouvelles puissances, à l’exemple de la Chine, de la Russie, du Japon et de la Corée du Sud en particulier, et la chute du système colonial dont l’un des représentants majeurs s’avère être la France.

À propos B.L.

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