
Il n’y pas de fumée sans feu. Le quartier le plus attractif de la wilaya Oran, Akid Lotfi, a bien été signalé à maintes reprises comme étant la plaque tournante de différentes drogues, en particulier la cocaïne et les psychotropes. Ces informations viennent d’être plus au moins confirmées par une affaire qui a surpris même les hommes de loi, qui menaient l’enquête. En effet, selon une source bien informée, un individu âgé d’environ de 32 ans, originaire du quartier populaire de Saint Pierre, a été arrêté dans un appartement luxueux implanté dans le quartier Akid Lotfi. L’arrestation a été opérée suite à 02 mandats d’arrêt lancés par la justice. Arrivés sur les lieux de la demeure de ce malfaiteur, pour une perquisition, les hommes de loi de la 17ème sûreté urbaine ont été surpris par le nombre de documents de tous genres et le nombre de cachets humides cachés dans cette maison. On apprend de source sûre que pas moins de 100 cartes d’identité verte, non falsifiées et 51 cachets humides de différents services médicaux, étaient en possession de cet individu. En tout, on compte 38 cachets appartenant à des médecins spécialistes en psychiatrie, 13 cachets d’administration hospitalière, 02 cachets d’une administration communale, 12 photocopies de cartes d’identité, 01 document de dispense du service national, carte Chifa, 09 ordonnances cachetées et signées, 22 ordonnances vierges, 03 livrets de familles vierges et signés, une somme d’argents de 9,5 millions de centimes, ainsi qu’un lot de matériel d’informatique. On apprend aussi que l’individu en question pourrait être impliqué dans une affaire de trafic de visa. Ce trafiquant devrait être présenté devant la justice, dans la journée d’hier. Pour l’heure, beaucoup de question s’imposent sur une éventuelle complicité. Dans le milieu des toxicomanes, on annonce qu’un comprimé psychotrope coûte entre 500 et 800 dinars, alors qu’en pharmacie, une boite de 56 comprimés coûte 1800 dinars. Ce qui fait que la boite est revendue entre 2,8 et 4,8 millions de centimes. Il faut dire que cette affaire pourrait déboucher sur d’importantes pistes pour la lutte contre le phénomène des psychotrope qui ronge le milieu des jeunes.
Le Carrefour d'Algérie Quotidien national d'information