Accueil » Chronique » Point de Vue: La fin d’une ère… L’article 102 s’y impose…

Point de Vue: La fin d’une ère… L’article 102 s’y impose…

«Ce ne sont point les hommes qui mènent la révolution, c’est la révolution qui emploie les hommes.» Joseph de Maistre

Un communiqué, tout frais, en provenance du ministère de la Défense Nationale vient de nous apprendre que l’on est à deux petits pas de l’application de l’article 102 de la Constitution… Mais, c’est quoi au fait, ce fameux article, le plus récité, depuis l’avènement de la crise politique en cours… Et bien, c’est par le biais de cet article, devenu, par la force des choses, l’article cardinal de la Constitution, qui permet la destitution pure et simple, mais légale d’un chef de l’Etat, une fois, est dans un état d’incapacité physique et intellectuelle d’exercer à ses devoirs de président de la République. Dire autrement : l’ère Bouteflika vient d’être bouclé à jamais. Mais, comment serait-elle la période qui viendra après? Le président du Conseil de la Nation assumera la charge de chef de l’Etat pendant une durée de 90 jours – 03 mois – au cours de laquelle des élections présidentielles seront organisées. Donc, d’ici la fin juin…les Institutions de l’Etat, notamment le Parlement, vont être mobilisées et appelées à jouer un rôle prépondérant, dans cette phase cruciale de l’Histoire du pays. Il faut sauver le pays des griffes de cette période passagère et semée de doutes et de craintes. Une fois la transition est dépassée, avec l’élection d’un président de la République et les autres Institutions élues, le pays sera sorti de la zone des grandes turbulences. Seulement, il ne faut jamais une telle expérience douloureuse et tragiquement angoissante, ne se refait dans l’avenir. Seul, le concept de l’Etat de droit et une vraie démocratie sauront, maintenir le pays, dans la stabilité et la sécurité, nécessaires pour le développement. Le peuple algérien exige un président –fonctionnaire, avec à l’appui un programme de développement, des missions et des prérogatives constitutionnelles. Plus de président providentiel ou soutenu par les zaouïas, ou président –père de la Nation. Le peuple exige, en outre, un Etat de droit, une justice autonome – c’est-à-dire sans téléphone – une vraie opposition avec des vrais partis politiques, une Constitution immunisée contre les manipulations malsaines. En somme, le pays et l’Etat sont appelés à être refait de fond en comble. Une réforme, mais pas, comme celle promise par des groupuscules de menteurs, début des années 90. Justement, c’est après cette période difficile de l’histoire du pays, que se sont constitués au grand jour, les redoutables cercles maffieux qui ont ruiné le pays. L’Histoire est bonne et positive, lorsqu’elle sert de leçons pour les projets de l’avenir.
[email protected]

À propos A. BenAbdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*