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Tourisme: A quand des sanctions contre les contrevenants dans les biens de l’Etat?

Au moment où le ministre du Tourisme mène son bâton de pèlerin pour assainir son département et le hisser au rang des pays ayant une vraie industrie touristique, certains responsables et gestionnaires des entreprises publiques et gestionnaires des hôtels étatiques évoluent dans l’opacité totale de par la gestion chaotique et douteuse des entreprises d’Etat, loin des normes dictées par le SDAT ou le SNAT pour un renouveau du secteur pour tirer profit et avantages. Qui sont ces nouvelles recrues parmi ces nouveaux responsables et qui de surcroît n’ayant aucune qualification dans le domaine pour régner en main de maître sur des établissements étatiques qui, hier, étaient considérés comme de vrais fleurons de l’industrie touristique? Ces nouveaux responsables et toute honte bue utilisent tous les stratèges pour régner en main forte sur les biens de l’Etat et les dilapider à leur insu. Voila une question qui nous a été posée lors de nos différentes enquêtes sur le tas pour s’enquérir de visu sur l’évolution du secteur. Signalons à cet effet que le ministre du Tourisme a déjà exprimé sa totale désapprobation et partant, son rejet catégorique « de toute justification concernant les retards accusés dans la réalisation des travaux d’aménagement », faute de quoi des sanctions et « des mesures fermes seront prises à l’encontre des différents acteurs et responsables des EGT et des hôtels en cas de dépassements ». Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, a, en présence de tous les responsables des différents EGT et les présidents de conseil, estimé récemment que « l’évaluation des réalisations du secteur touristique public n’est pas une finalité mais plutôt un point de départ d’une nouvelle dynamique pour faire face aux enjeux actuels ».

Ces établissements hôteliers sont une réelle locomotive et un miroir qui reflète les efforts et les moyens fournis par les pouvoirs publics pour la promotion du développement du tourisme d’où la nécessité de mobiliser tout un chacun afin d’atteindre les objectifs tracés dans ce sens, a-t-il poursuivi. Il a souligné par-là même, l’importance de mobiliser tous les moyens humains et financiers pour le parachèvement de la modernisation des structures touristiques publiques dans les délais impartis, tout en améliorant la qualité des prestations. Tout compte fait et paradoxalement à ce discours officiel, les exemples sont légion de ce marasme dont lequel évoluent les structures étatiques gérées par des nouveaux arrivistes sans aucune qualification dans la spécialisation du tourisme. Comment dans le plus ancien complexe touristique de Sidi Fredj dont son histoire est ancrée dans notre patrimoine culturel et touristique à la fois et plus précisément à l’hôtel El Manar très prisé par une «mauvaise clientèle» qui n’est pas sélective ni même triée comme antan et qui est réputée pour les mauvaises mœurs, la gestion est chaotique où un simple réceptionniste fait la pluie et le beau temps au grand dam des responsables de cette structure. Plusieurs plaintes de la part des résidents ont été déposées au niveau de la tutelle du HTT et de l’EGT Sidi Fredj contre ce réceptionniste pour escroquerie et pots de vin dans la structure étatique sans qu’il ne soit sanctionné ni même interpellé par la directrice de cette hôtel ni par les responsables de l’EGT ou ceux du HTT. Notons que 03 pétitions ont déjà circulé pour dénoncer les agissements de ce réceptionniste ex-stagiaire et veilleur de nuit qui agit en toute impunité dans cet hôtel qui est un bien de l’Etat en pleine déconfiture et risque l’effondrement devant le non règlement définitif de sa situation et de ceux qui y résident.
Cette doléance tarde malheureusement à être résolue depuis des lustres. Les biens de l’Etat selon la formule utilisée par ces nouveaux responsables constituent, hélas, selon les contestataires que nous avons rencontrés sur place et qui ont saisi la gendarmerie pour régler ce différend qui perdure entre résidents et les responsables de cet hôtel dont sa directrice et le réceptionniste qui agissent pour la même cause. Le réceptionniste agit en solo et avec la complicité de la directrice et du juridique qui utilisent à leur insu ces biens de l’Etat à des fins opaques pour disent-ils et, selon leur propos, faire «rentrer de l’argent» quels que soient les options et les moyens qu’ils utilisent dont des pots de vin qui se chiffrent à des millions. Ceux-ci oscillent entre les 05 à 10 millions de centimes dans une simple affaire de location d’une petite chambre pour un client d’une durée très limitée. Ce réceptionniste Saadi Ahmed, et selon les témoignages, a déjà accumulé une petite fortune depuis sa modeste profession entre autres un véhicule de marque «Sanderoo » datée 2018 et plusieurs privilèges et investissements personnels dans le secteur du tourisme pour avoir subtilisé certains clients, nous apprennent les contestataires. Depuis l’avènement de cette nouvelle équipe dirigeante de l’hôtel El Manar, rien ne va plus pendant que la directrice, une ancienne réceptionniste de l’hôtel Azur, se mûre à son tour dans un silence absolu et accuse un black-out total à toute contestation. Les choses évoluent dans le marasme total et la précarité totale gagne du terrain au niveau de cette infrastructure étatique selon un constat de visu et preuve à l’appui. Selon les propos des responsables de la Présidence de la République et qui sont au courant des agissements de cette directrice pour avoir enquêter sur elle et sur ses moeurs, celle-ci persiste dans son entêtement pour laisser pourrir l’hôtel dont résident notamment des journalistes loin de la sécurité et des moindres normes de la vie courante mais happés par la précarité ambiante. Le nouveau chef de la brigade de gendarmerie qui gère la sécurité des lieux nous dit être dans l’expectative de par sa nouvelle fonction où il nous dévoile avoir signalé un vrai dépassement caractérisé selon les gendarmes par l’escroquerie, pots de vin, violence, drogue et autres au sein même de ce complexe touristique et plus précisément au sein de cet hôtel El Manar de Sidi Fredj.

À propos Nadira FOUDAD

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