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Politique nationale de santé: Un réel saut qualitatif

Cette loi conjugue les principes du pays dans ce domaine, notamment le maintien de la gratuité des soins, avec l’ouverture du secteur à de nouveaux apports ainsi qu’aux innovations, indique la Déclaration de politique générale du Gouvernement. Il est utile de noter que le texte de la «Déclaration» va être présenté par le Premier ministre. Le document a trait notamment à la question de la «disparité» territoriale des infrastructures médicales. Il parle de la réduction des déficits territoriaux d’accès aux soins. Le document souligne que le gouvernement a mis l’accent sur le lancement et la livraison des infrastructures médicales. L’objectif était de parer aux différences territoriales dans la réalisation des projets du secteur de la santé. Il s’agit aussi d’éviter aux malades de faire de longs déplacements vers les hôpitaux des grandes wilayas. Durant les 18 derniers mois, 130 nouvelles infrastructures médicales publiques ont été livrées (hôpitaux, polycliniques et structures de proximité), outre 83 autres établissements qui sont en cours de réalisation. En outre, le lancement de la construction des Centres hospitalo-universitaires de Béchar et de Ouargla interviendra au cours du premier semestre 2019, précise le gouvernement. De même selon le document qu’un programme est en cours pour la mise en œuvre pour améliorer les équipements médicaux des établissements publics de santé qui enregistrent des « déficits ». Le secteur privé n’est pas resté en marge de ces progrès enregistrés par la santé. Il a enregistré ces deux dernières années l’ouverture de 114 établissements de santé, alors que 23 autres sont en cours de réalisation. La prévention sanitaire et le renforcement des moyens de lutte contre les maladies et les épidémies sont eux aussi dans la nouvelle politique de la santé publique. Le gouvernement relève que cette action se poursuit notamment à travers l’amélioration de la disponibilité des ressources humaines médicales et paramédicales, l’amélioration de la disponibilité des médecins spécialistes qui sera consolidée par les nouvelles dispositions prises en faveur de ces compétences (prime de zone, garantie de logement, regroupement familial si nécessaire), le renforcement des activités de soins à domicile et des activités des unités sanitaires mobiles, ainsi que le développement du secteur médical privé. Le gouvernement considère, dans le même temps, que la protection et la promotion de la santé constitue un « volet majeur » de la politique nationale de santé publique. Ce volet est mis en œuvre à travers plusieurs actions. Parmi elles, figurent la réduction de la mortalité maternelle et infantile, le renforcement de la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles outre la consolidation de la protection sanitaire en milieu de formation, notamment scolaire, grâce aux déploiements permanents d’importantes équipes médicales et aux opérations de contrôle sanitaire. La protection et la promotion de la santé sont mises en œuvre également à travers la réduction des taux de mortalité dus aux intoxications alimentaires et aux envenimations par scorpions. Des programmes sont déployés à cette fin et un effort est fait pour augmenter la disponibilité des vaccins curatifs, insiste le document du gouvernement. De même qu’il s’agit du renforcement des capacités médicales des hôpitaux grâce à des partenariats avec des équipes spécialisées. Ce qui contribue à réduire les transferts pour soins à l’étranger selon le document. A propos de l’amélioration de la disponibilité des médicaments, le gouvernement précise avoir procédé cette année à un assainissement financier de la Pharmacie Centrale des Hôpitaux. Il affirme avoir mis, à la disposition de la PCH, 152 milliards de DA de crédits pour la prise en charge de ses dettes. De même que 130 milliards de DA ont été débloqués pour assurer l’approvisionnement des hôpitaux en 2018 et 2019. La modernisation et la rationalisation de la gestion de la santé publique fait partie aussi de la politique de santé du gouvernement .La Déclaration de politique générale relève en effet qu’un « important » programme de numérisation de la gestion du secteur de la santé est en cours . Elle ajoute que ce programme sera renforcé dès l’année prochaine par la connexion de près de 4.000 institutions et services déconcentrés de la santé publique avec leur administration centrale. Quant à la réforme hospitalière, elle sera « relancée en 2019 » pour la mise en œuvre de la contractualisation des soins dans les hôpitaux. Il est utile de relever que le document observe que la croissance démographique a connu une « poussée » avec un pic de 2,17% en 2016 et un seuil de 2,09% en 2017 .Ces données reflètent « l’intérêt accru » que représente la politique nationale de la population qui s’est concentrée ces deux dernières années notamment sur la promotion de la planification familiale, l’approche multisectorielle de ce dossier, la consolidation de la veille démographique, ainsi que la coopération avec les organisations internationales dans ce domaine. Le rôle de la femme est mis en exergue dans la promotion de la planification familiale. La Déclaration de politique générale évoque la place et ce rôle de la femme. Une promotion qui est « au centre » de l’action du gouvernement en application des options engagées par le président de la République et des dispositions de la Constitution révisée. Il est relevé que les filles demeurent la majorité dans la population scolaire du cycle secondaire ainsi que dans la population estudiantine .Les femmes sont présentes de « manière significative » dans de nombreux corps civils et sécuritaires des personnels de l’Etat. Elles ont atteint même des positions de majorité comme dans les secteurs de la santé et de l’éducation nationale. Dans le milieu de l’entreprenariat, les femmes font des « avancées remarquées » dans la création d’entreprises, et notamment de micros entreprises dans tous les secteurs. Le gouvernement affirme œuvrer à promouvoir la nomination de cadres féminins aux différents emplois supérieurs de l’Etat, observant que cela vient s’ajouter à la place « désormais établie » de la femme dans les assemblées élues, notamment le Parlement.

À propos B.H.

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