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Des projets touristiques en gestation: L’Etat récupère son dû?

Le secteur du tourisme participe, à hauteur de 2% du Pib. L’objectif est de hisser ce taux à 5%. Le secteur contribue au développement économique avec une part de 200 milliards de dinars dans l’artisanat et 170 milliards de dinars dans le tourisme. La région de la côte ouest de la capitale est la risée de certains opérateurs et bonnets financiers algériens mais pour en faire une destination à leurs affaires. Sauf que l’Etat vient de frapper fort après l’erreur commise par le bradage de ses infrastructures hôtelières sous le fallacieux prétexte de privatisation sous l’ère de l’ex chef du gouvernement Ahmed Ouyahia. Qu’en est-il aujourd’hui de ce bradage de ses infrastructures au moment où le Gouvernement inscrit le tourisme dans l’œil du cyclone ? Si le HTT vient de récupérer l’un des joyaux de l’industrie touristique qu’a connu l’Algérie dans les années 70 qu’est l’hôtel Riadh situé à l’entrée du complexe de sidi Fredj dans l’ouest d’Alger qui était en 1995 bradé pour le groupe espagnol « Flamenco » avant de découvrir la supercherie de cette transaction. Cet hôtel otage a perdu toutes ses marques de noblesses depuis sa gestion par le supposé homme d’affaires libanais où il fallait le libérer par recourir à la gendarmerie nationale, pour faire respecter les lois algériennes en matière d’investissement et rendre à César ce qui lui appartient. Le premier responsable du groupe HTT contacté par nos soins nous dira à ce propos sur la présence de la gendarmerie en force sur les lieux que l’ex partenaire libanais n’avait pas respecté la décision de justice depuis presque une année où il devait quitter immédiatement les lieux pour n’avoir pas rempli le cahier de charges et aussi n’avoir pas respecté les termes de cette privatisation. Selon M Bounaffa, l’ex patron de l’hôtel, le libanais Pierre El Habre, a omis de respecter les clauses de la transaction dans le cadre de l’investissement où il devait construire des hôtels et créer de l’emploi. Or et selon notre constat de visu ce lieu s’est transformé en un vrai lieu de débauche pour mauvaise fréquentation et mauvaise clientèle depuis son acquisition par le libanais qui le gère avec médiocrité loin des normes internationales dictées par l’OMT en matière de prestation de service. Mais toujours est- il que le complexe de cette partie de la capitale se trouve être otage des travaux de rénovation qui ont peine à être finalisés d’où la visite inopinée du ministre du tourisme, ce week-end sur les lieux. Cette visite inopinée même si la presse n’était pas conviée a permis à Ben Messaoud de constater de visu certains projets finis et d’autres en gestation mais n’a pas fait un tour au projet Emirati« EMIRAL » situé à l’entrée de Sidi Fredj et dont les travaux accusent un vrai retard. Selon l’administrateur du groupe émirati principal actionnaire de ce chantier, le retard n’est pas amputé à la montée des eaux tel qu’on nous l’a fait savoir mais plutôt à la volonté d’adapter cette infrastructure aux normes internationales de modernisation, raison pour laquelle la conception a pris plus de temps que prévu. Ce gigantesque projet devra voir le jour dans 02 ans peut-être si au demeurant tout va bien. Lors de cette visite A1bdelkader Ben Messaoud, selon une source, aurait affiché son mécontentement quant à la lenteur qu’a pris la remise à niveau de l’hôtel Marsa situé au cœur du complexe de sidi-fredj fermé depuis 02 années consécutives pour des travaux. Idem pour sa visite au centre de thalassothérapie dont les travaux vont bon train par le groupe chinois pour la construction d’un hôtel et la modernisation de cette infrastructure thermale qui était une destination de choix pour les officiels algériens rappelons-le. Le ministre écoutait les explications après avoir donné des consignes pour l’accélération des travaux. Le centre de thalasso évoluait dans un vrai marasme pour délabrement de ses structures vétustes de son équipement avant sa fermeture. Le tourisme locale, thermale et saharien sont appelés à se repositionner via des infrastructures qui répondent aux normes internationales où il est urgent de donner un coup de starter à notre tourisme grâce à la qualité et la meilleure prestation de services puisque 66 unités hôtelières seront disponibles lors de cette saison estivale dit-il encore. Il en profite pour exhorter à plus d’implication de tous les acteurs concernés à la concrétisation des orientations pour hisser notre tourisme au rang des pays ayant une vraie industrie touristique grâce au professionnalisme de tous. Un message fort est lancé par le ministre à notre communauté installée à l’étranger à une large participation dans ce processus.

À propos Nadira FOUDAD

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