«La rumeur est sans doute le plus vieux média du monde». (Jean-Noël Kapferer), 1987
Cette affirmation a toujours été d’actualité et traîne avec elle son lot de préjudices coûteux moralement et matériellement, à ceux qui en sont victimes. La dernière a essayé d’attenter au grand concessionnaire-producteur de véhicules de tourisme Renault pour ne pas le nommer, qui se serait vu refuser la vente de ses modèles symbol au Niger. La raison serait que ce type de voiture ne répondrait pas aux normes internationales de sécurité. L’affabulation a été grossièrement poussée jusqu’à avancer des prix de vente proposés ridiculement bas: deux mille euros l’unité, ce qui ne représente en réalité même pas le prix d’un organe essentiel comme un moteur ou une boîte à vitesse. Il faut rappeler que la réalisation de l’usine Renault est le fruit d’une association entre la maison-mère et la partie algérienne constituée par l’entreprise étatique SNVI et le Fonds National d’investissement, en application de la règle 49/51 au profit de la partie algérienne. Le bon sens suffirait pour écarter l’hypothèse de l’implication de l’Etat algérien dans une transaction aussi farfelue et aussi dégradante, parce qu’il y va de sa crédibilité et de son prestige. La direction de Renault Algérie a d’ailleurs été prompte en publiant à raison un démenti catégorique et officiel, par le biais des mêmes supports médiatiques qui ont colporté ces divagations calomnieuses. Il est clair que la montée en cadence de cette usine, et la diversification de sa production ainsi que la multiplication des versions dans ses trois modèles qui sont la symbol, la stepway et récemment la clio4, gênent beaucoup d’intérêts occultes, qui ne sont pas forcément ceux de l’ensemble de la collectivité nationale, parce que facteur de diminution des importations à prix forts.
Le Carrefour d'Algérie Quotidien national d'information