Dans les pays modernes ou développés, la communication au temps du Coronavirus est le cheval de bataille des politiques. Chez nous, la communication a été le «point faible» du pouvoir. A ce jour, les parents d’élèves sont dans le «flou» quant aux examens de cinquième, du BEM et du BAC. Au demeurant, la suspension des cours dans les établissements est donc prolongée jusqu’au 29 du mois en cours. Le communiqué annonçant cette suspension est «très» court. «En application de la décision du Premier ministre du samedi 18 avril, portant sur le prolongement des mesures de confinement sanitaire pour une période de 10 jours, le ministère de l’Education annonce la suspension des cours dans tous les établissements et pour les trois cycles, jusqu’au mercredi 29 avril 2020», indique le communiqué. C’est le même cas pour nos universitaires. Or, dans des pays de la Méditerranée, l’année universitaire est suspendue jusqu’à l’année prochaine où des mesures seront prises pour rattraper le retard. Chez nous, enseignants et étudiants sont dans l’expectative. Les étudiants ont été «instruits» de suivre les cours par internet. Les enseignants ont «diffusé» sur la plateforme et réseaux sociaux les cours et les TD. Les enseignants comme les étudiants ne savent pas si les examens auront lieu. Pour les universitaires, il aurait été préférable de diffuser des vidéos des cours et des TD ou carrément d’organiser des visioconférences, même s’il y aurait des «imperfections» qui seront, au fur et à mesure, remédiées. Le ministre de l’Education et le ministre de l’Enseignement supérieur auraient dû prendre la parole et s’adresser aux professionnels, étudiants, élèves pour les rassurer et «partager» avec eux les idées sur la fin de l’année. Communiquer, c’est aussi rassurer en cette période de pandémie et de confinement.
Le Carrefour d'Algérie Quotidien national d'information