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Pôle & Mic : Penser à l’après confinement!

Une fois le Coronavirus «maîtrisé», à cause du confinement et des pertes humaines, les dégâts sur le plan psychologique seront nombreux. Déjà, lors de la période du confinement, la violence faite aux femmes a été «désastreuse» pour certaines. La prise en charge psychologique de l’après confinement devra être débattue et «lancée» au plus vite. En France et dans certains pays européens, durant le confinement, des réseaux de psychologues ont été mis en route pour l’écoute et l’aide psychologique aux personnes contaminées, des personnes qui pensent être contaminées et des personnes qui ont perdu un de leurs proches. Selon des rapports de presse, jamais la demande n’a été forte. De personnes n’ont pas su s’adapter au confinement et à son stress. Les psychologues chinois font face à un afflux croissant de personnes ayant du mal à surmonter les bouleversements entraînés par l’épidémie de Covid-19. En Chine, on pense aux médecins et personnels hospitaliers pour les aider à surmonter tout le malheur et la souffrance qu’ils ont subis. «Quand vous êtes présentés dans les médias comme étant quelqu’un de fort, de dévoué à votre métier, c’est plus difficile ensuite d’avouer vos faiblesses», indiquent des psychologues qui ont « écouté » des médecins. En Occident, on se prépare à l’après confinement, des cellules d’écoute et des réseaux de prise en charge sont déjà mis en place. Hélène Romano, docteur en psychopathologie et possédant une solide expérience dans la prise en charge des traumatismes psychiques, avait dit, au début du confinement en Europe: «Le confinement va entraîner une hausse de comportements agressifs et de suicides». En Suisse, des consultations sont effectuées à distance. Des séances d’hypnose au tchat, en passant par des consultations téléphoniques, les psychothérapeutes et psychiatres romands multiplient les stratégies d’accompagnement à distance. Les psychologues et psychanalystes craignent une vague de troubles psychiques post-confinement. En Belgique, on pense à une thérapie par l’Art. A ce sujet, des études et des concertations sont lancés. Une thérapie sous le signe du « si l’art peut un jour sauver le monde, c’est aujourd’hui !». Chez nous, de telles procédures devraient déjà être étudiées et des réseaux devraient être mis en route.

À propos B. Nadir

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