La déclaration de Mme la ministre des TIC à la Chaîne de la Radio Nationale au sujet des compétences algériennes et leur maîtrise presque parfaite des technologies des télécommunications, vient de réaffirmer une conviction que nous en avons toujours gardé dans nos cœurs, quant aux compétences nationales en matière de la technologie et des sciences modernes. Selon l’invitée de la Radio nationale, la majorité des projets dépendant de son département ministériel était les œuvres de jeunes talents algériens. L’attitude de la ministre ne fait que complimenter, ce que la majorité des Algériens savent d’emblée. Ce qu’ils savent, non sans regret, c’est que leur pays abonde de compétences dans toutes les disciplines des sciences et des arts, qui sont, malheureusement, exploitées ailleurs par d’autres, au moment où le pays se trouve dans l’absolue obligation «d’importer» des cadres qualifiés, afin de répondre aux demandes du marché local. Cette question a, tout le temps, été débattue, sans pour autant, que l’on arrive à mettre un terme à cette saignée de cerveaux, qui dure déjà depuis les premières années de l’indépendance. Le témoignage de la ministre, étant mieux placée pour connaître certaines vérités, apporte encore une fois la preuve que lorsque l’on offre au jeune cadre algérien l’opportunité de prouver de quoi est-il capable. Et bien, il le prouve et met en exergue ses compétences, sans crainte ni hésitation. Il n’y a pas, à notre avis, uniquement la question de l’absence d’une politique nationale claire et bien définie, visant à stopper cette saignée et mettre un terme à ce jeu dangereux de fuites des cerveaux. Il y a également cet «esprit mesquin de l’indigène», castré, manquant de confiance en soi et ayant une mauvaise image de soi et une sous-estime psychopathique envers soi. C’est en opérant une combinaison du premier facteur politique et le second purement psychologique, que l’on va, enfin, avoir une vue plus lucide de ce qui se passe chez nous. Les responsables sont nombreux, mais hélas, les responsabilités sont trop peu visibles sur le champ politique. Les choses vont durer sur cette allure hasardeuse, tant que la situation n’est pas prête aux changements. Tant que les plus illustres responsables trouvent leurs comptes dans de pareilles conditions où les intérêts personnels sont hors de la portée de toute menace. Tout ira bien !! Qui aurait assez de temps, de penser à la fuite des cerveaux, et moins encore, à en trouver les solutions???
Le Carrefour d'Algérie Quotidien national d'information