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Pôle & Mic: Des actes et non des «mots»

La lutte contre la corruption est plus que nécessaire pour «sauver» et «renforcer» l’Etat et ses institutions. Le scandale de la cocaïne a seulement livré une partie «apparente» de l’iceberg du trafic d’influence et des douteuses transactions de l’immobilier. Depuis le retour de la sécurité dans le pays, l’immobilier ne cesse de flamber et le prix d’un «simple» appartement dans un quartier «populaire», pour ne pas dire autre chose, est hors de portée pour un cadre algérien. Cette hausse des prix a gagné l’Algérie profonde. Ce qui est étonnant, l’Etat a soutenu les promoteurs immobiliers sans pour autant les convaincre de baisser les prix. L’Etat n’a rien fait pour faire face à cette hausse de prix de l’immobilier qui a atteint des «folies». Et pourtant, beaucoup de voix se sont élevées pour indiquer ou laisser croire que cette hausse n’est qu’une manière de blanchiment d’argent. Déjà, certains ont demandé l’instauration d’une taxe sur l’immobilier et une taxe sur la fortune où les services d’impôt devraient et devront s’impliquer dans cette mission. L’Etat n’a rien fait pour encourager la location des appartements et des villas. Malgré cette hausse des prix, des promoteurs immobiliers continuent d’ériger des tours et des cités de luxe où les «riches» continuent encore d’acheter. Comment l’Etat n’a rien fait pour diligenter une enquête sur la fortune de certains «nouveaux» riches qui sont nombreux ? Pourquoi les services de l’Etat n’ont pas procédé à des investigations sur l’argent sale en provenance du marché parallèle et celui de la drogue ? Jamais un haut responsable n’a osé faire face au marché parallèle? Pourquoi nous continuons à imprimer des «billets» de banque alors qu’il est souhaitable de changer notre Dinar et de lui donner de la valeur ? Non, beaucoup de lobbys s’opposent à retirer les billets de banque et de les remplacer par d’autres. Ils ont peur d’être débusqué. Ils n’ont pas peur de représailles ou des poursuites judicaires, mais surtout d’être désignés du doigt comme «barons» du marché parallèle ou de kif. Les quantités de kif saisies, ces dernières années, sont importantes qui devraient nous interroger sur les quantités non saisies et l’argent que cela régénère. La lutte contre la corruption n’est pas que des paroles mais des actes.

À propos B. Nadir

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