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Après les deux jours de l’Aïd El Fitr: L’envolée des prix se poursuit

C’est toujours l’envolée des prix dans plusieurs marchés à Oran Après les deux jours de l’Aïd El Fitr. Le consommateur, cet éternel dindon de la farce, qui croyait bien faire en emmagasinant ses sous pour l’après-Aïd aura, certainement, appris à ses dépens à la vue d’une mercuriale sans répit et sans résignation du point de vue du pouvoir d’achat des citoyens au faible revenu et les sans ressources. Il n’y a pas l’ombre d’un doute que le simple citoyen va retenir les leçons dépensières de l’après Ramadhan 2018 après un mois de dépenses onéreuses et de «folies des grandeurs». Un mois sacré habituellement connu non seulement pour l’abstention mais aussi par l’abstention à la règle de la rationalité de la dépense. Ce qui reste tout de même un phénomène inexplicable, est celui lié à l’insoumission des commerçants des marchés à faire basculer vers la baisse des prix malgré que le Ramadhan et l’Aïd soient passés. Le consommateur peut retenir ainsi que c’est la première fois dans les annales que les prix des produits de consommation dits stratégiques ne fléchissent pas après le Ramadhan. En témoigne, la valse des prix que pratiquent certains commerçants sans scrupule qui inventent mille subterfuges et alibis en vue de légaliser une hausse des prix des produits pour le moins abominable, malgré les assurances des pouvoirs publics quant à la disponibilité sur les marchés des produits durant et l’après Aïd El Fitr. Il y a ceux qu parlent de rupture de stock dans les marchés ou de «trêve de l’Aïd» pour les paysans qui font la récolte. Ce qui n’est pas sans engendrer une augmentation, somme toute logique, des prix comme celui de dame tomate toujours proposée à 140 dinars le kilo depuis le début du Ramadhan. A la vue des prix des produits comme de la tomate, les courgettes, les aubergines et le poivron qui transpirent feu et flammes ces jours-ci qui coïncident avec la période de chaleur, tout porte à croire que les commerçants semblent décidés à faire le plein et à sucer le sang des consommateurs, en attendant peut-être ce que va apporter la rentrée sociale dont on présage qu’elle ne sera pas aussi différente des précédentes.

À propos B.Habib

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