Accueil » Chronique » Pôle & Mic: Migration: le cancer de la déchéance

Pôle & Mic: Migration: le cancer de la déchéance

Il va sans dire que depuis la révolution numérique, les échanges se matérialisent avec aisance et la fluidité de la réciprocité humaine via les réseaux sociaux devient une réalité incontournable. Cependant, l’aspect novateur du déferlement technologique trouve son point de démarcation dans une forme de rationalité instrumentale. De ce fait, la migration se trouve pleinement dans un autisme social, ce qui pourrait signifier que les gens peuvent voyager tout en restant chez eux. D’après des faits authentiques, la question migratoire fait couler beaucoup d’encre et suscite de sérieux motifs d’inquiétude. Il n’y a qu’à voir le phénomène des harraga qui constitue un véritable goulet. Les lois successives émanant des pays de l’UE à l’instar de la France, Pays des Droits de l’Homme, expliquent, largement la démarche régressive, des pratiques pour le moins sectaires pour dissuader voire mépriser les demandeurs de visas. En ce moment, même l’octroi d’un rendez-vous relève de l’exploit. Il faudrait se dépatouiller pour dénicher une place tout en faisant teinter le porte-monnaie du citoyen voulant rendre visite à un proche ou tout simplement pour des vacances. A cette conception incompréhensible de l’immigration, se rajoute une politique empreinte d’une xénophobie décomplexée face à un néolibéralisme qui cherche à tromper le peuple en surfant sur la vague du populisme. Laisser le renard libre dans le poulailler. On manipule l’opinion. Un mirage trompe l’œil pour garantir la stabilité entière. Ces pratiques nous rappellent les pays totalitaires qui, pour se maintenir au pouvoir, sont capables de flirter avec l’abîme sans état d’âme. La régurgitation morose d’une politique mondiale désastreuse associée au fanatisme religieux anémie le bon sens. La mascarade hystérique de la lutte contre l’immigration est un aliénisme pris par un grain de sensualité par les tyrans de la voyoucratie. Devant cet état de fait qui fragilise l’ordre mondial, la politique migratoire prônée par ces pays a, sans coup férir, accentué le délitement des fondements tant sur le plan national qu’international. Les politiques menées ont pour but de détruire les acquis et engager une rupture avec toutes les idées émancipatrices. Ceci dit, il faut savoir que la nausée médiatique a tendance à se banaliser et à multiplier les formes de violence, notamment dans les sociétés fermées au pire, plombées et au mieux entrouvertes qui imposent l’engagement d’une dynamique susceptible de créer l’émergence de citoyens capables et respectables qui mettraient fin au règne de l’homme jetable et méprisable. Au-delà du fantasme sensationnel qui aseptise la réalité journalistique, il est temps de battre en brèche l’agir instrumental pour paraphraser le journaliste Edwy Plennel, il est temps de dire nous « et de tracer une autre route, celle d’une civilisation du partage et de l’échange, de la libération et de la relation, de l’égalité et de la solidarité ».

À propos Adnan Mouri

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*