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Après le Ramadhan, l’Aïd El Fitr: Les commerçants sans pitié

Avec des magasins fermés, les acheteurs n’ont quoi acheter et s’ils trouvent quoi que ce soit, ils se dépêchent pour faire leurs emplettes de denrées alimentaires. Cette situation a été profitable aux vendeurs des légumes et des fruits, qui n’ont pas daigné respecter l’éthique, en affichant des ardoises parfois atteignant le double des prix dont les ménages avaient l’habitude de trouver. Il faut dire que les services concernés sont devenus inefficaces devant ce genre de pratiques qui sont devenues une habitude chez les commerçants, qui ne s’attendent qu’à saisir une aubaine pareille pour doubler voire tripler leur recette. En fait, le paysage commercial à Oran prend ses plus mauvais visages avec une tension, qui ne cesse d’augmenter chez le consommateur, qui pointe du doigt les agents de la direction de Commerce, qui sont sensés réguler le marché et donner du fil à retord à ceux qualifiés de suceur de sang. Résultats des courses, tous les produits ont doublé, à l’instar de la pomme de terre, le légume phare des foyers algériens, qui a été cédée à plus de 80 Da. Si pour la tomate le prix a varié entre 100 et 120 Da, l’oignon a pris son envol avec des prix qui dépassent tout entendement. Les carottes et la courgette n’étaient pas du reste puisque leurs prix ont connu une légère hausse. Pour ce qui est des viandes, le consommateur s’abstient toujours de formuler la question, relative à leurs prix au risque d’avoir plein la gueule ou d’avoir un pic. Mais, avec une seule boucherie pour tout un quartier, il sera difficile à tout consommateur de rechigner. Il faut dire que même la quantité des produits présentés ne suffit guère à la demande croissante d’une population, qui n’hésite pas à faire des folies rien que pour satisfaire, à titre d’exemple des invités venus de loin. En attendant le salut, les Oranais n’ont plus le choix que de se plier au diktat des commerçants, qui ne reculent devant rien pour se remplir les poches. Mais, ne faut-il pas demander des comptes auprès de la direction du Commerce, dont les promesses restent chaque année non concrétisées ?

À propos Islam Rayan

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