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Point de Vue: La fête et… nos travailleurs qui ne travaillent pas

La fête de l’Aïd sera-elle, le samedi ou le vendredi ? Cette question est devenue premordiale depuis plus d’une semaine. Non seulement ça, mais elle est devenue le principal sujet de discussion après celui des prix de la bouffe qui n’on pas voulu reprendre la normale depuis le premier jour du Ramadhan et ceux bien sûr des habits de l’Aïd qui s’annoncent déjà de loin la fauche à la main. Si la fête est annoncée pour le vendredi, ce sera donc un grand « fiasco » pour les fonctionnaires des administrations, puisqu’à l’origine et de droit, le vendredi et le samedi sont des jours fériés. On aurait aimé que la fête soit désignée pour le samedi et gagner par conséquence, un repos de trois jours d’affilée.. Selon le calendrier hégirien, la fête de l’Aïd sera « officiellement » le vendredi 15 juin 2018 correspondant au 01 Choual 1439. Mais, une question s’impose. Le jour de l’Aïd est désigné selon la Charia, suite à l’apparition visible du croissant du nouveau mois, la veille. Donc, la commission du croissant du ministère des affaires religieuses, doit de ce fait, charger des spécialistes qui auront pour mission d’observer la naissance du nouveau croissant dans quelques endroits du territoire national, attestant l’avènement du mois de Choual. De toute façon les moyens technologiques permettent actuellement d’apprendre la visibilité du croissant dans d’autres pays musulmans. Tout ce baratin ne doit pas nécessairement concerner nos travailleurs qui ne travaillent pas. Ce qui les intéresse le plus, c’est bien d’avoir plus de jours fériés, pour ne pas se rendre au travail. Ils auraient souhaité que la fête soit décrétée le dimanche pour gagner quatre jours d’affilée. Cette relation répulsive entre l’Algérien et le travail demeure toujours inexpliquée voire mystérieuse.. La relation de l’algérien au travail serait plutôt une relation de subsistance à la vie..C’est juste pour ne pas mourir de faim. L’on va au travail pour gagner de l’argent et s’acheter de quoi vivre. Aller au travail pour produire, créer, inventer, apporter un plus à la société, participer à l’édification du pays.. Alors là, je m’excuse.. ! Il n’est pas étrange que le travail, cette grande valeur humaine, soit une corvée faite à contre cœur …C’est le rôle de l’Etat d’éduquer le peuple par tous les moyens en sa disposition, afin de faire du travail une valeur sociale. C’est uniquement par le travail que l’on peut devenir ce que l’on souhaite devenir.

alkaderdz62@yahoo.fr

À propos B.Abdelkader

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