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Point de Vue: L’innocence surexploitée

La place d’un enfant, c’est à l’école ou à plus forte raison dans un établissement pour apprendre un métier ou un métier d’art. Donc, ce n’est pas de toute façon, au chantier ou à l’usine …malheureusement, les informations et les chiffres plus au moins exacts ou officiels révèlent des massacres qui seraient commis contre les enfants. Oui, en l’absence d’une autorité de l’Etat ferme et rigoureuse, qui devrait normalement agir dans le cadre des règlements et des lois de la République, les groupuscules maffieux agissant en toute impunité dans l’ombre, font travailler des enfants, n’ayant pas encore atteint l’âge légal pour exercer un travail – un quelconque travail nécessitant un effort propre à un adulte- Déjà le mec exerce une activité dans l’informel, il fait travailler des enfants , sûrement à moitié salaire et par-dessus le marché, ils sont non déclarés à la sécurité sociale.. Sommes-nous devant un « crime de nature complexe » ? Voilà, le vrai terrorisme qui ne dit pas encore son nom. Et encore une fois, L’Etat fait piétiner l’image de son autorité au profit des réseaux maffieux au profit de laquelle l’on a laissé le soin de la gestion de l’économie nationale. En somme, la question du travail illégal des enfants n’est qu’un segment dans un tout, où le sort du pays est laissé à la merci de ces « fantômes » agissant dans une totale obscurité, cupides et sans foi ni loi. Ces fantômes capables d’acheter tout avec leur argent, y compris les esprits les plus intègres. L’équation voulant que : « Si le pouvoir de l’argent prend le dessus, le pouvoir de la loi doit obligatoirement prendre le dessous ». Il n’a pas d’autre contexte qu’ici. Autrement dit, les possesseurs de la chkara qui vont dicter leurs lois au reste de la société, y compris à ce que l’on appelle les pouvoirs publics. Officiellement, le pays est doté de tous les mécanismes pouvant mettre un terme au travail illégal des enfants : Un mastodonte central syndical qui fait trembler de loi, un ministère du Travail, des inspections de travail à chaque coin. En plus, l’on a même un parti politique qui s’est fait le porte-parole et le défenseur des travailleurs. En dépit de toute cette machine infernale mobilisée, afin de faire en sorte que l’on fasse pas travailler un enfant…mais, « qui contrôle qui », disait l’adage, rappelant l’époque socialiste, lorsqu’on avait soulevé la question du contrôle. Tout un arsenal anti-maffieux ne saurait être efficace et donner ses fruits escomptés, en l’absence d’une volonté politique sincère primant l’intérêt de l’Etat et du peuple.

alkaderdz62@yahoo.fr

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