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Pôle & Mic: Qui de nous dit la vérité ?

C’est du jamais vu dans la culture de communication dans le gouvernement, le ministre de l’agriculture vient de réagir quant aux produits agricoles refoulés par la Russie, la France et le Canada en s’inscrivant en porte-à-faux des déclarations du ministre du Commerce. Le ministre de l’Agriculture a indiqué: «Des cas de refoulement de dattes et de pommes de terre, depuis le Canada et la Russie, ont été évoqués dans la presse. Les causes du refoulement ne sont pas d’ordre phytosanitaire». Donc, il nous dit, vous n’avez pas à avoir peur ou à vous inquiéter sur ce que vous mangez. Il a, d’ailleurs, affirmé que tous les produits importés (végétaux et pesticides) font l’objet d’analyses systématiques par les services phytosanitaires aux points d’entrée, avant d’ajouter qu’une quantité de 16 tonnes de pesticides a été refoulée par l’Algérie en 2018 pour non-conformité. Sur les refoulements, il s’est contenté de dire que cela ne concernait que les dattes et les boissons pour des questions surtout d’emballage. Franchement, on ne sait plus qui croire? Et pourtant, l’information des refoulements n’a pas fait réagir aucun responsable. C’est, d’ailleurs, le président de l’Association nationale des exportateurs algériens (Anexal), Ali Bey Nasri, qui avait affirmé, le 05 juin dernier, sur les ondes de la Chaîne III que la Fédération de Russie a refoulé des cargaisons de pomme de terre à cause d’une forte contenance en pesticides en estimant qu’«il ne suffit pas de produire. Il faut également savoir produire et respecter des normes afin qu’on n’entache pas la bonne réputation des produits algériens». Pourquoi, les concernés n’ont pas réagi sur le champ. Déjà, le ministre du Commerce s’est contenté d’affirmer qu’il a ordonné une collecte d’information sur le sujet. Ce qui confirme que son cabinet est «hors coup» et n’est au courant de «rien». Ces déclarations confirment qu’il n’y a aucune coordination entre les ministères. Dans tous les cas, nous avons peur de ce que nous mangeons et nos ministres ne nous rassurent pas.

À propos B. Nadir

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