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Point de Vue: Une promesse ministérielle non tenue!

A deux semaines du Ramadhan, le ministre du commerce nous avait promis que le marché serait jugulé, spéculateurs et autres opportunistes seront soumis au sabre tranchant de l’Etat de droit.. Demain le premier jour du – aujourd’hui… ndlr- et la situation se constate de plus en plus pressante pour les petites bourses… la première semaine du mois Sacré sera, sans nul doute, infernale pour les citoyens ayant sincèrement cru aux promesses des responsables… Que faire ? Sinon, se préparer le dos pour se faire décharner par des commerçants sans foi ni loi. Y a–t-il une quelconque responsabilité des citoyens, c’est-à-dire, ceux qui achètent ou acceptent d’acheter à des prix exorbitants, puis il se mettent à grincher et à se lamenter…oui, la responsabilité est dûment établie par les faits. Rien n’a concouru à la flambée des prix, autre, que cette avidité sans bornes à acheter, comme si une guerre était imminente…mais, qu’est ce que vous attendiez d’un commerçant, qui n’attend d’ailleurs, que ça… C’est la nuit du destin qui s’annonce à lui au grand jour ! Plus il y a des gens qui se bousculent devant son comptoir, plus il fait de la surenchère à sa pacotille. Si les citoyens jouaient leur rôle convenablement pour se défendre des extravagances des commerçants cupides, ils auraient même pu persuader les pouvoirs publics à intervenir en leur faveur. Le problème, c’est que les citoyens se considèrent toujours comme les victimes d’un système !?…Effectivement, il y a une part de vérité dans cette perspective. Mais l’affaire vue autrement, l’on découvre que le citoyen n’est pas tout à fait victime, comme il s’imaginait ou il prétendait au cours de ses scènes de lamentations. Il a néanmoins une grande part de responsabilité. L’on dirait qu’il complote contre lui-même, avec ses propres bourreaux. Donc, l’équation de cette catastrophe, se composait de : Un, des pouvoirs publics ne tenant jamais de promesses. Deux, un système commercial laissé aux mains des groupuscules mafieux. En fait, des « pénuristes », des opportunistes, des spéculateurs, sans bornes… Trois, des citoyens sans conscience. Des masses drainées par les courants et les circonstances.. Une course vers le superficiellement futile au lieu de l’essentiellement utile.. Pourtant, le mois sacré, est réputé pour être un mois de la baraka, où pratiquement, l’on doit faire preuve de sobriété voire de tempérance, en évitant le superflu et bien sûr le gaspillage dans toutes ses formes. Un comportement – pourtant – sévèrement condamné par les textes sacrés.
alkaderdz62@yahoo.fr

À propos B.Abdelkader

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