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Pôle & Mic: Médias entre climat «intellecticide» et fantasme sensationnel

Il va sans dire que les vertus journalistiques s’évertuent sous l’angle de l’interaction sociale pour rappeler continuellement la maxime chère au philosophe Marx, exerçant lui-même le métier de journaliste, il disait «le journalisme est l’œil ouvert du peuple». Cette assise d’éveil sédimente le fondement de la conscientisation pour limiter tantôt l’efficacité chronique de certaines réformes ou démarches qui placent le sujet dans une «société du mépris». A cela se rajoute le musellement de la subjectivité qui caractérise les régimes des pays en voie de développement; la survie de ce décollage tarde à se réaliser vu la pesanteur de l’archaïsme qui se nourrit tant de l’intérieur qu’à l’extérieur, l’exemple de la France Afrique en est l’illustration parfaite. Au-delà du musellement générateur de malaise sociopolitique, la question se pose sur la soumission et la dépendance des journalistes qui jouent avec les mirages du dogmatisme. Jusqu’à quand va-t-on garder ce regard myope qui favorise les gestes d’exclusion et mettent en évidence la négation du conflit. La mise en exergue d’une culture journalistique exige une discipline d’action qui répond à la «démocratisation de la démocratie». C’est par l’exigence de nouvelles formes de socialité remplaçant l’anomie basée sur l’interdit et l’incommunicabilité que les acteurs sociaux devraient contraindre la société à se développer. Dans ce cas de figure, il serait intéressant de battre en brèche l’inculture théorique et cesser de dénigrer l’apprentissage des sciences sociales d’où émane cette fonction. On s’arroge le titre tout en limitant cette fonction à la technicité de la langue seulement, d’où l’appel en renfort des éléments de langage. Autre fait incontestable, au-delà de la tyrannie de l’incompétence de l’analyse journalistique que même si elle augure un sentiment de contestation audible qui se dégage des sentiers battus des beni oui oui, elle verse comme une grande partie d’opposition dans un fétichisme de la démocratie qui démontre amplement l’indigence intellectuelle de cette dernière. A cela se rajoute le mimétisme négatif du fanatisme du marché qui étrangle la presse occidentale, qui, sous couvert d’une forme d’émancipation, appauvrit toute réflexion qui peut susciter des questionnements à l’égard d’une forme de dictature de l’actionnariat transformant les journalistes en propagandistes. A titre d’exemple La «Canichocratie» comme pensée conforme s’érige comme une vertu indépassable. Sans vouloir faire appel à l’analyse théorique qui mobilise intelligemment son arsenal conceptuel pour montrer que l’exercice démocratique dans les pays occidentaux arrive à bout de souffle, l’approche «agonisique» devra mettre en exergue l’intelligence des situations. A suivre

À propos Adnan Mouri

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