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Saïda, les mauvaises habitudes ont la vie dure: Rumeurs et lettres anonymes tiennent la vedette

Le téléphone arabe va bon train dans la ville de Saïda qui fut jadis ville d’histoire et de gloire au point où de nombreux citoyens croient tout ce qu’ils entendent ou ce qu’ils lisent sur Facebook et tirent leurs propres conclusions .Disons qu’à Saïda et probablement dans d’autres petites villes du pays, la rue étouffe sans la rumeur et l’intox, les lettres anonymes atterrissent à profusion sur les bureaux du wali et même chez les services de sécurité. Parfois, ces lettres anonymes sont adressées aux ministres dans lesquelles elles mettent en cause la gestion de tel ou tel responsable. Les observateurs les mieux avertis estiment que les services de sécurité qui sont dotés pourtant d’une technologie de pointe, doivent découvrir ces corbeaux d’un nouveau genre qui sont derrière de fausses informations synonymes d’actes de lâcheté. Dans une ville où l’information réelle est absente laissant la voie à tous les potins, Dame rumeur a la partie si belle qu’elle s’accroche avec une telle force que personne ne pourra démentir. Le citoyen Saïdi a tendance à croire plus l’officieux que l’officiel. La semaine passée, la population s’est réveillée sur la macabre nouvelle selon laquelle une parturiente a accouché de 02 jumeaux et qu’on lui a volé de la maternité « Hamdane Bakhta » un bébé en lui laissant un seul (une fillette) alors qu’en réalité, elle a donné naissance qu’à un seul bébé. Because le médecin généraliste de la wilaya de Tiaret l’a induite en erreur en lui faisant croire qu’elle portait deux jumeaux (échographie fausse) alors qu’il n’avait pas le droit de délivrer un document médical pareil, selon les dires du gynécologue, le Dr Fertout de la maternité. Et malgré cela, l’époux de la parturiente, accompagné de ses proches collaborateurs, a observé, mardi dernier, un sit-in devant la maternité. Le rapt du deuxième bébé était une fausse information mais qui avait très vite fait le tour de la ville, stérilité culturelle oblige ! La Rumeur à la vie dure à Saïda, elle fait bouillir le sang dans les artères et fait vivre les cafés de la place publique augmentant ainsi le rythme cardiaque qui (c’est comme ça) fait trépider la rue. La rumeur continuera à empoisonner l’existence de la population, aussi longtemps, tant que l’information sûre n’est pas communiquée par les canaux normaux et aussi tant que certaines structures étatiques se confinent dans l’opacité la plus totale pour des raisons inavouées parce que inavouables. Une situation qui promet une vie encore longue aux lanceurs de bobards qui alimentent certains Internautes opposants au régime actuel. Il serait plus judicieux à ces propagandistes de pacotille de s’occuper des choses plus sérieuses en ce mois de pardon, de piété et d’abstinence au lieu de semer le trouble dans les esprits des citoyens déjà fragilisés. En tous les cas, Saïda ne meurt pas comme l’a rapporté un organe de presse en mal de sensation, bien au contraire, elle se réveille de sa léthargie et de sa torpeur. D’ailleurs, beaucoup de citoyens s’interrogent sur ces lanceurs de bobards: Qui sont-ils ? Que cherchent-ils ? Et surtout, pourquoi n’agissent-ils pas à visage découvert ? Quoi qu’il en soit le « poisson d’avril » est « Pêché » quotidiennement au point ou les gogos de la ville s’enthousiasment. Allez Saha Ramdankoum !

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