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2ème Journée scientifique sur la distribution Pharmaceutique à Alger: «Nous sommes en décalage par rapport aux besoins actuels»

Les distributeurs de médicaments doivent s’améliorer pour respecter la réglementation en vigueur en cette phase cruciale que connaît l’économie algérienne. Cet appel a été lancé, le jeudi dernier, par la présidente de l’association de distribution pharmaceutique en Algérie dans cette rencontre sur les services de distributions de médicaments. Un SOS est lancé pour la distribution de médicaments dans les régions désenclavées et sahariennes pour les cancéreux et pour les enfants dont le lait et autres, précise-t-elle. Elle dénonce notamment la problématique de législation qui ne coïncide pas avec la réalité et rétorque en outre, que seule la future Réunion de la commission intersectorielle peut trouver une solution selon les instructions du ministre du commerce pour mettre une fin aux dépenses faramineuses.
Mme Hassiba Boulmerka présidente de l’Association de distribuions de Médicament ADHPA a tiré la sonnette d’alarme sur l’avenir du marché du Médicament en Algérie lors de cette journée scientifique organisée, jeudi dernier, au siège du CIC à Alger en présence de plusieurs intervenants internationaux activant dans la sphère de médicament. Dans son réquisitoire, la présidente a mis l’accent sur l’opacité qui entoure le secteur du Médicament et sa distribution par signaler que les cent distributeurs recensés, actuellement, ne peuvent venir à la rescousse. Elle dénonce dans ce constat sans complaisance aussi les commerçants véreux qui squattent par l’informel ce secteur névralgique et la disparition de plusieurs distributeurs. L’ex Athlète algérienne qui a fait la fierté des Algériens et qui a investi dans ce domaine, interpelle tous les acteurs concernés à plus de vigilance après la fermeture de grossistes contre les entraves qui paralysent ce secteur entre autres la contrefaçon, les taux d’intérêts pratiqués par les Banques, la fiscalité, la distribution et la qualité de stockage, sans oublier les pratiques de la CNAS et la problématique de remboursement des médicaments. Mme Boulmerka réfute ce qui a été advenu être une activité spéculative et interpelle tous les acteurs concernés et surtout les répartiteurs nationaux à plus d’implication dans ce segment de la répartition sans lequel tous ses efforts déployés en amont ne pourraient réellement bénéficier aux utilisateurs finaux et ne seraient pas appréciés à leur juste valeur affirme-t-elle devant les présents. La fédération national du Médicament qui a uni ses efforts pour, dit-elle, défendre la profession pour des objectifs bien clairement définis dans l’intérêt de la distribution de médicaments, selon ses membres fondateurs, a plaidé en faveur de la préservation de l’intérêt des patients algériens. Elle se dit déterminée à aller plus loin dans sa logique pour contrecarrer la contrefaçon et les trabendistes mais notamment par exiger la révision du tarif référentiel appliqué qui nuit à la santé des Algériens. A son tour, Abdelwahed Kerrar SG de l’ADPHA a surtout focalisé sur la présentation du marché algérien et le rôle de la répartition dans la disponibilité des produits pharmaceutiques sur tout le territoire national. La DGSN présente dans cette rencontre, a aussi apporté sa contribution en matière de lutte contre les psychotropes. Selon les 2 commissaires principaux de la police scientifique, Safari Baki Abdennour et Tiliouine Tarek, le direction générale de la sûreté nationale s’est concerté récemment avec les organismes nationaux traitant cette thérapie par la multiplication des réunions avec le syndicat le SNAPO ainsi que le conseil national d’ordre des pharmaciens CNOP. Ces concertations ont été couronnées par la mise en place des mécanismes opérationnelles tendant à la promotion de toutes les pratiques et les actions pouvant concourir à la préservation de la santé publique, à la lutte contre toute forme d’exercice illégale que sont trafic, charlatanisme, contrefaçon, vente illicite et autres ainsi qu’au renforcement des capacités de ses enquêteurs dans le chapitre lié à la formation, de l’expertise, et de l’échange de bonne pratiques, ont-ils conclu par rappeler que la prolifération des produits médicamenteux au niveau des établissements scolaires et universitaires est un danger qu’engendre l’usage des drogues par le recours à ce plan d’action mis en place dans le cadre de la stratégie nationale de prévention de la drogue. Actuellement la DGSN et selon leurs propos, a procédé à la saisie de 03 Millions 191 milles 853 substances de différents types. Le président de GIRP a, dans son intervention, focalisé sur le secteur de distribution en Europe et ses défis et opportunités. Selon René Jenny, celui-ci a surtout insisté sur la formation du personnel activant dans cette sphère, que ce soit dans les établissements hospitaliers, les officines ou les maisons de retraite concernant les services à valeur ajoutée offerts à ces structures. Il s’agit selon lui de tous les services liés au contrôle de qualité, la gestion des stocks aux niveaux multinationaux; et enfin les livraisons directes et les services financiers. Enfin, il conclut par mettre en exergue des programmes jugés sur mesures par lui, de conformité et des analyses des ventes et des achats.

À propos Nadira FOUDAD

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