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Les médecins résidents «unanimes» à poursuivre la grève: 05 mois et ce n’est pas fini !

C’est déjà avril, le ramadhan approche mais le ton s’accentue chez les médecins résidents. Tout compte fait, le bout du tunnel n’est pas encore perceptible. Ces derniers disent en effet « non » à un service civil réduit à deux ans tel que suggéré par la tutelle. Il y a évidement le réaménagement des horaires et des affectations à un logement décent, sur lesquels les négociations pourraient déboucher. Mais il y a le plus gros problème, celui du service civil que les médecins résidents demandent son abolition pure et simple. De leur côté, les malades dans les hôpitaux du pays, ne sont pas au bout de leur peine. A l’annonce de la poursuite de la grève des médecins résidents, ils redoutent la dégradation de certains services hospitaliers considérés névralgiques. La corporation est unanime : «  il n’y a pas de solutions réelles ». Il semble en effet que le fossé est bel et bien creusé tant qu’ils ont décidé, à l’issue de l’étude des propositions du ministère de tutelle, de poursuivre son débrayage entamé depuis cinq mois déjà. Peut-on parler de crise profonde ? C’est dire que la tâche est de plus en plus compliquée tant qu’aucun développement n’est palpable. Le bras de fer entre le ministère de la santé et les médecins résidents se poursuit donc dans un contexte qui s’annonçait pourtant favorable pour une reprise salutaire du service dans les hôpitaux. Des signes d’espoir d’une fin de conflit étaient visibles depuis l’entrée des négociations entre les deux parties. Les médecins résidents réunis, mardi, à la Faculté de médecine d’Alger sont « unanimes ». A l’issue du vote des propositions du ministère de tutelle, ils ont décidé de poursuivre leur grève qui est entamée. Il faut relever que jamais le ton des médecins résidents grévistes n’aura été aussi ferme et remonté à la fois. Les résultats du vote auquel ont pris part plusieurs de ces médecins relevant des établissements hospitaliers de la wilaya d’Alger, auront démontré que les médecins résidents étaient « unanimes à poursuivre leur mouvement de grève et à rejeter les propositions du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière », a déclaré le membre du Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA), Mohamed Taïleb. « Les propositions formulées par le ministère de la Santé, n’étaient pas convaincantes, car ne présentant pas de solutions réelles », a indiqué M. Taïleb. Il ajoute que les médecins résidents « demeurent attachés à la revendication relative à l’annulation du service civil, refusant la proposition de le réduire à une durée de deux ans. Ils veulent aussi bénéficier, au même titre que tous les citoyens, de l’exemption du service national ». Le vote organisé en Assemblées générales, à travers l’ensemble du territoire national s’est poursuivi mardi pour débattre des propositions du ministère et décider de la poursuite ou de l’arrêt de la grève. M. Taïleb a affirmé que les résultats définitifs du vote « ne seront pas dévoilés avant mercredi » et qu’il y’a une « tendance » en faveur de la décision des médecins résidents d’Alger. Les responsables du ministère de la Santé ont formulé, dimanche, lors de leur réunion avec les représentants du Collectif plusieurs propositions au profit des médecins résidents. Ils ont donné carte blanche pour la « réouverture » du dossier du statut du résident en vue d' »y apporter toutes les corrections nécessaires aux insuffisances et incohérences contenues dans le statut actuel ». Ainsi, le principe de réaménagement de la durée du service civil a été aussi retenu, en fixant la durée de « 3 à 4 ans pour les villes universitaires du Nord du pays et de 1 à 2 ans pour les autres villes, y compris les villes universitaires du Sud », alors que pour le service national, il a été décidé que la durée accomplie soit « déductible de la durée du service civil », selon le compte rendu de la réunion. Le principe relatif à la disponibilité d' »un logement individuel, équipé, adapté et décent comme préalable à toute affectation dans le cadre du service civil pour les wilayas du Sud et des Hauts plateaux et les villes situées dans un rayon de 100 km au plus du domicile du médecin concerné ». Cependant, « en cas d’indisponibilité du logement, le chef d’établissement est dans l’obligation de recourir à une location ». Le principe d’instaurer une prime mensuelle du service civil (dont le montant variera entre « 20.000 DA et 60.000 DA en fonction de la zone et en dehors des villes universitaires), et le principe d’accorder un regroupement familial à tous les couples appartenant au secteur, sans le passage par la commission de recours », ont été également retenus, selon le document. Ces revendications seront prises en charge dans le cadre du nouveau projet de loi relatif à la santé actuellement au niveau de l’APN. Le ministère s’est engagé à défendre cette question auprès de cette instance », peut-on lire dans le compte rendu. Il a été également question que les revendications relatives à la formation et à la pédagogie, seront prises en charge en étroite collaboration entre les deux départements ministériels et les autres instances concernées. Le compte rendu de la réunion fait savoir, cependant que « la mise en œuvre de toutes ces décisions reste conditionnée par l’arrêt de la grève et la reprise du travail ».

À propos B.Habib

Un commentaire

  1. Sarah Blahida

    Monsieur/Madame le/la journaliste , on ne dit pas  » que les médecins ont demandé son abolition » mais plutôt  » dont les médecins ont demandé l’abolition »
    De la part d’une médecin qui se demande comment vous avez eu votre poste 🙂

    D’autre part, je vous demanderai de bien relire le PV proposé par le ministère avant d’écrire des demi-vérités

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