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Elle rejette toute enquête indépendante sur les violences à Gaza: Qui punira Israël?

Israël bafoue, de plus, les chartes sur la protection des droits humains fondamentaux. Elle fait fi en outre des droits d’enquêtes sur les atrocités qu’elle commet dans le territoire de Gaza. L’Etat hébreu a, cette fois, dépassé les bornes faisant attirer autour de lui les soupçons réels de l’opinion internationale sur ses intentions réelles de vouloir chercher la paix avec les Palestiniens. Israël a même le culot de faire de la morale à la Turquie pour son soutien à Gaza et défend bec et ongles son armée qu’il innocente de tous les maux. « Il n’y aura pas de commission d’enquête», ont-ils estimé. L’Etat hébreu dénie au Conseil de sécurité de l’ONU le droit de déclencher une enquête indépendante en Palestine. Il a, en tous cas, rejeté les appels internationaux à une enquête indépendante après la mort vendredi de 16 Palestiniens tués par l’armée israélienne lors d’une manifestation organisée le long de la frontière entre Gaza et l’Etat hébreu. Le tollé a été au point de déclencher une vraie cabale médiatique arabe contre l’«ascendant» auquel sont parvenues les violences israéliennes. Une nouvelle fois, l’usage de balles réelles par l’armée israélienne est dénoncée avec force tant il est au coeur des interrogations de la communauté internationale et des organisations de défense des Droits de l’Homme. Le paroxysme des violences israéliennes dans les territoires israéliens a été atteint vendredi, journée la plus meurtrière dans la bande de Gaza depuis la guerre de 2014: au total, 16 Palestiniens ont trouvé la mort et plus de 1.400 blessés, dont 758 par des tirs à balles réelles, selon le ministère de la Santé dans l’enclave. Les Palestiniens n’en reviennent pas, Israël a encore enfoncé le clou, car son intention de torpiller tout accord ou perspective de paix est voué à un échec. Les Palestiniens accusent ouvertement les soldats israéliens d’avoir tiré sur des manifestants qui ne représentaient aucun danger immédiat. Qui protège les Israéliens de la condamnation? Qui a intérêt à faire durer les exactions contre les Palestiniens et leur faire endurer tant de souffrances ? De son côté, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ainsi que la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini, ont réclamé une « enquête indépendante » sur l’usage par Israël de balles réelles. Une demande rejetée par l’Etat hébreu. Les Etats-Unis ont en revanche bloqué samedi soir un projet de déclaration du Conseil de sécurité appelant « toutes les parties à la retenue et à prévenir toute escalade supplémentaire » et demandant une enquête sur les affrontements. De son côté, le ministre de la Défense israélien, Avigdor Lieberman, a qualifié d' »hypocrites » les appels à ouvrir une enquête. « Il n’y aura pas de commission d’enquête », a ainsi déclaré M. Lieberman à la radio publique israélienne. « Il n’y aura rien de tel ici, nous ne coopérerons avec aucune commission d’enquête », a-t-il ajouté. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rejeté toutes les critiques et affiché son soutien à l’armée. Il a dénoncé dimanche les « leçons de morale » du président turc Recep Tayyip Erdogan qui avait accusé la veille Israël d’avoir commis une « attaque inhumaine ». « L’armée la plus éthique du monde n’a pas de leçons de morale à recevoir de la part de celui qui bombarde des civils sans discernement depuis des années », a-t-il écrit sur son compte Twitter. « Hé Netanyahu! Tu es un occupant! (…) En même temps, tu es un terroriste », a riposté dans la foulée le président turc. Vendredi, des dizaines de milliers de Palestiniens avaient afflué vers la barrière séparant Israël de la bande de Gaza, au premier jour de « la marche du retour ». Cette protestation, censée durer six semaines, vise à réclamer « le droit au retour » des Palestiniens. Par centaines de milliers, ces derniers ont été chassés de leurs terres ou ont fui lors de la guerre ayant suivi la création d’Israël en 1948. Pour rappel, l’armée israélienne a ouvert le feu sur les manifestants qui s’étaient approchés à quelques centaines de mètres de la clôture ultra sécurisée. Israël a défendu son armée qui, selon elle, a tiré contre ceux qui jetaient des pierres et des cocktails Molotov sur les soldats ou qui tentaient d’endommager la clôture et de s’infiltrer en Israël. La branche armée du Hamas a déclaré que cinq des personnes tuées étaient des membres du mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza. L’armée israélienne a de son côté assuré samedi soir dans un communiqué que dix des Palestiniens tués avaient des « passés terroristes » au sein du Hamas et d’autres groupes. Des organisations de défense des Droits de l’Homme se sont pour leur part interrogées sur la réaction disproportionnée des forces de sécurité israéliennes. « Alors que certains manifestants palestiniens ont jeté des pierres et d’autres objets vers la barrière, il est difficile de croire qu’il s’agit d’une menace imminente pour la vie de soldats bien équipés protégés par des tireurs d’élite, des tanks et des drones », affirme Amnesty dans un communiqué. Alors que des dizaines de milliers de Gazaouis ont pris part samedi aux funérailles des manifestants tués la veille, les manifestations le long de la barrière ont largement diminué.

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