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13 milliards de dinars annuellement pour l’éclairage public: La facture «salée» des Collectivités locales

Il est important de dire que la question des factures d’éclairage public spécialement au niveau des communes, a soulevé un véritable débat. La transition progressive des collectivités vers les énergies renouvelables telles que le solaire, est une option qui revient à chaque fois sur la scène. Plusieurs communes d’Algérie se plaignent des dépenses exorbitantes fournies dans les factures de consommation de l’éclairage public. Evidemment, les agences de Sonelgaz ne font que leur droit de recouvrer leur dû.
On susurre que des communes, avec l’état actuel de leurs budgets, ne peuvent supporter en permanence à l’avenir de telles dépenses qui vont à contre-courant d’autres dépenses obligatoires ou basiques. Cela même s’il est reproché à des proportions, à ces mêmes communes, leur faiblesse dans la recherche de la richesse nécessaire et de la plus-value. Ainsi, la nouvelle démarche telle que conçue par l’Etat, est de sensibiliser les Collectivités locales pour privilégier ultérieurement le recours aux énergies renouvelables pour permettre aux communes concernées d’avoir le répit. Un nouveau modèle de consommation énergétique est suggéré. C’est dans cet esprit que découle la volonté du Gouvernement de voir réduire, coûte que coûte, les dépenses des charges obligatoires des collectivités locales dans une conjoncture de rationalisation de la dépense publique principalement celle consacrée à l’éclairage public. Des communes sont en but de pallier à ce type de facture parce que leurs maigres budgets ne le permettent ou font pallier parfois à des échéanciers de paiement quand ce n’est pas carrément le recours à la justice qui tranche pour récupérer le dû à cause des créances. Les sociétés territoriales sont appelées, à ce propos, à jouer un « rôle » qui consiste à sensibiliser les communes quant à la consommation rationnelle. Dans ce contexte, il est utile de savoir que la facture de l’éclairage public des Collectivités locales est estimée annuellement à 13 milliards de dinars.
C’est néanmoins ce qu’a indiqué, jeudi à Alger, une responsable au ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire. La responsable intervenait lors de la conférence sur l’efficacité énergétique dans les Collectivités locales. Mme Nahla Kheddadj, sous-directrice au ministère de l’Intérieur, a en effet fait savoir que « la facture de l’éclairage public au niveau des Collectivités locales, à travers tout le territoire national, s’élève annuellement à 13 milliards de dinars. Les créances non payées, quant à elles, sont estimées de 4,8 milliards de dinars ». La même responsable a indiqué que l’objectif de l’organisation de cette conférence était de « sensibiliser à l’importance de la promotion de l’efficacité énergétique dans les Collectivités locales ». Elle a mis en avant « la mise en place d’un nouveau modèle de consommation fondé sur la rationalisation de la consommation énergétique et la transition graduelle vers les énergies renouvelables ». Il est nécessaire d’œuvrer à la réduction des charges budgétaires des Collectivités locales en matière d’électricité et de gaz. On relève que la facture de consommation de ces deux matières représentait de 2 à 5% de l’ensemble des dépenses de gestion de la commune notamment. Elle souligne que la conjoncture exige une rationalisation des dépenses en plus de la préservation de l’environnement à travers la réduction des émissions de gaz et la création d’emploi. « Les Collectivités locales peuvent réaliser l’efficacité énergétique à travers de simples pratiques en matière d’utilisation des lampes à basse consommation, tout en s’orientant vers les énergies renouvelables notamment en matière d’éclairage public », a-t-elle ajouté. Concernant les problèmes auxquels sont confrontés les Collectivités locales en matière d’énergie, Mme Nahla Kheddadj a évoqué l’incapacité des communes à s’acquitter des factures d’électricité et du gaz, précisant que l’éclairage public représente 77% de leur consommation d’énergie. Parmi les solutions proposées, Mme Kheddadj a mis en avant l’impératif de relancer le plan de sensibilisation sur l’utilisation des lampes « LED » et un programme ambitieux pour exploiter l’énergie solaire dans la production de l’électricité. Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a pour rappel, déclaré que l’éclairage public représente 40% de la consommation nationale d’énergie. Il souligne que près de 14.500 mégawats ont été consommés jusqu’à la fin de l’été dernier. « La facture de l’éclairage public est payée par le Trésor public (…) et ce coût exorbitant est dû en premier lieu à la mauvaise gestion », a-t-il affirmé. Le ministre a également appelé le groupe Sonelgaz à accompagner les Collectivités locales dans le programme de rationalisation de la consommation énergétique. Il indique que « le rôle de Sonelgaz ne se limite pas uniquement à exiger des communes le paiement des créances ou à procéder à la coupure mais d’œuvrer également à sensibiliser les milieux des Collectivités locales pour une consommation rationnelle », a-t-il estimé.

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