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Bouira Dirah: une cité à développer

Situé au point limite du sud de la wilaya de Bouira, sur un espace d’une soixantaine de kilomètres, dans la daïra de Sour El-Gozlane, la ville de Dirah décline une identité de bourgades plutôt que de communes, que soulignent tous ses attributs. Ce canton rural défie ouvertement l’environnement, malheureusement pas dans le sens que l’on voudrait, offrant au regard les images d’un désert poignant au décor lunaire. A Dirah, simple lieu de passage où les exigences de l’homme n’ont pas tellement changé, on y sonne du cor… et de l’intemporel. Dans cette contrée qui ne dépasse pas le millier d’âmes, le temps semble s’être arrêté. Presque tout est misère, tout est indicateur de misère pour une population réduite à un vécu des plus sommaires. Quelle vie peut-il y avoir dans ces îlots d’habitations éparses, ensemble de bâtisses se résumant à quatre murs? L’eau, ressource vitale est rare; elle n’est disponible que si l’ont loue une citerne, ce que ne peuvent se permettre que les plus nantis, pour les autres, c’est le jerrican de tous les désagréments. Souvent confondus aux nomades transhumants, les habitants sont comme dans une cité qui ne les dessert que petitement. Une sorte de service minimum qui ne dit pas son nom. A tous les niveaux, c’est la fuite en avant. Pour les bonnes prestations de service, il faut repasser. Avec en prime, une couverture médicale qui se limite aux premiers soins et des moyens de transport de voyageurs dérisoires. Pour ce qui est du savoir, il se confond avec les rares établissements scolaires qui existent, toujours soumis au bon vouloir de la disponibilité de moyens humains et financiers. Dans ce tableau plutôt noir, n’est-il pas un sacrilège que de parler de structures socioéducatives quand l’essentiel fait défaut? Et aux jeunes qui ne supportent pas l’atmosphère des cafés maures, la porte qui s’ouvre sur les maux sociaux n’est pas aussi loin qu’on ne le pense. A Dirah, seule la nature est reine ! En hiver, elle impose la rigueur de son froid et une boue des plus collantes. En été, c’est un soleil de plomb que masquent des nuages de poussière à asphyxier le plus téméraire. Dans la région de Dirah, les plaines s’étendent à perte de vue, recélant d’énormes richesses qui pourraient la propulser à un rang des plus enviables. Dirah, à l’instar de ses pairs à travers le pays, doit jeter les nouvelles bases d’une approche novatrice face aux nouvelles mutations profondes en marche. Il importe de tout réparer au plus vite… sur une route qui poudroie et un soleil qui rougeoie.

À propos TAIB HOCINE

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