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Pôle & Mic: Après les grèves, le report du Bac

Maintenant que le cycle des grèves dans le secteur de l’Education est dépassé en attendant la prochaine année scolaire, c’est le Bac qui taraude les esprits des parents d’élèves, bien sûr mais aussi le ministère de l’Education et, évidemment, les syndicats. Ceux-là voudraient le report de cet examen de fin d’année pour après le mois de Ramadhan. Ils sont soutenus, cette fois-ci, par la Fédération nationale des associations de parents d’élèves (FNAPE). Raison invoquée: les multiples perturbations causées par les grèves. Mais ce ne sont pas tous les syndicats qui veulent le report, certains sont pour le maintien des dates initiales. Il s’agit du CNAPESTE et du CLA. Ainsi donc, le Bac 2018, comme les précédents, risque fort d’être au centre d’une grande polémique et une cause de nouveaux tiraillements avec le ministère de tutelle. D’autant que le report de l’examen, obligerait les candidats à le passer dans une période de grandes chaleurs. Entre les dates fixées auparavant (du 3 au 7 juin) et l’éventuel report entre le 19 et le 24 juin, il existe une différence de 15 jours mais qui change toute la donne. En plus, les candidats n’auront toujours pas assez de temps pour se préparer. C’est dire que ce secteur névralgique de l’éducation n’arrive toujours pas à sortir de ses tumultueuses crises et le Bac reste encore l’épine dorsale des différends, tantôt entre le ministère et les syndicats, tantôt entre les syndicats et les parents d’élève lorsqu’il n’est pas source de conflit entre les candidats eux-mêmes et tous les autres. On croyait pourtant avoir sorti d’une crise difficile où il fallu des interventions de haut lieu pour imposer le calme et la sagesse et permettre aux élèves de poursuivre leurs cours dans la sérénité. C’était en fait un leurre, encore un. Les différents partenaires du secteur de l’Education ne semblent pas prêts à tirer les leçons de leur gestion et encore une fois ce sont les élèves qui risquent de payer.

À propos B.Akram

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