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Mostaganem: Les bénéficiaires du LPA excédés par les retards

Tous ceux qui aspirent à un logement à Mostaganem, comme partout ailleurs et, quelque soit le type d’acquisition, sont dans un pressant besoin de stabiliser leurs familles. Cet objectif qui est celui d’acquérir un ‘toit » soit un bonheur minimum garanti se traduit par vouloir vivre et seulement vivre tranquille. Des bénéficiaires du LPA se sont rapprochés de notre rédaction pour nous faire part de leurs préoccupations relatives aux retards excessifs dans la réalisation de leurs logements. Ils sont nombreux à nous dire que la Caisse Nationale du Logement (CNL) ainsi que les banques se sont acquittées des aides mises en place. Ils déclarent être éprouvés par l’attente d’être logés et que, pour eux, ces retards sont inexplicables.
Selon certains d’entre eux, aujourd’hui, celui qui a acquis un logement locatif promotionnel aidé souffre parce qu’il est pris en otage par les promoteurs qui ne lui donnent même pas le droit de savoir quand il peut occuper son logement. Un logement qu’il a payé dans sa totalité et pour lequel il a un acte notarié. Il attend, étourdi, agacé par la rétention d’information, car il n’arrête pas d’entendre que  »c’est pour bientôt ». Ce qu’il faut savoir c’est que la majorité des cas bénéficiaires du LPA continuent à louer des logements à pas moins de 25000 dinars par mois mais des logements payés à l’année et à l’avance. Ils assurent être pris en otage entre les retards dans les réalisations des logements qu’ils ont payés et entre l’augmentation galopante des prix des loyers. D’autres revendiquent l’inaccessibilité des prix à la location. Si on veut louer moins cher, nous affirme un jeune, on doit aller s’installer dans les villages qui se trouvent plus ou moins loin de la plage. Selon lui le tourisme balnéaire à Mostaganem est la grande cause de l’inflation constatée dans la location de logement. On nous informe que beaucoup font de la  »transhumance » et chaque année ils sont sommés d’abandonner le logement loué parce que les estivants payent mieux. Pour eux, ces déménagements fréquents, en attente de la stabilité du logement acheté sur plan, accablent la famille et surtout les enfants dans leur scolarité. Si c’est ainsi, non seulement ils perdent un argent fou, celui réservé à la location qui est souvent empreintée, mais ils perdent surtout confiance. Le commun des mortels sait que tout projet contracté avec les pouvoirs publics est soumis à des conditions de cahiers de charge et principalement à un délai. Ce qui est inconcevable c’est de constater que des projets entamés en 2013 traînent à ce jour et il y en a parmi ceux qui n’ont pas encore commencé. A ces bénéficiaires qui ont payé leurs logements, on les fait souffrir par les préjudices du retard. Tout individu aspire à des projets, aspire à la félicité et à améliorer son cadre de vie et celui de sa famille. Tous ces prétendants au logement font des projets d’achat d’ameublement, d’ustensiles pour maison et autres et comme ils sont coincés ils vont payer chers leurs projets. Personne ne dit rien, tous regardent ailleurs sauf le bénéficiaire qui tente de temps à autre à aller voir sur site l’avancement des travaux. Même ainsi, il n’est jamais en mesure de connaître la fin de son calvaire. Toutes ses incommodités, le bénéficiaire doit les subir mais sans aucune compensation. Attendre dix années pour être logé c’est une épreuve trop douloureuse. Devant de telles situations, les autorités locales doivent appliquer la réglementation pour préserver les droits des citoyens.

À propos Charef Kassous

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