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Point de Vue: Hôpital: entre les soins et les services

Dans un établissement hospitalier algérien, vous pouvez être bien «miraculeusement» soigné, sans pour autant être convenablement, pris en charge. De toute façon, l’établissement de santé, qu’il soit un hôpital ou une clinique spécialisée, qu’il soit public ou privé. C’est la même mentalité qui existe partout. Ce sont les mauvais plis, les fausses méthodes qui subsistent depuis longtemps…Cela n’empêcherait et comme partout d’ailleurs, qu’il existe des compétences intègres, qui font de leurs mieux. Mais, toutes ces compétences et ces cadres intègres et loyaux, n’arrivent pas à se voir dans ce grand climat de désordre. Je l’avais exprimé clairement et à plusieurs reprises dans cette chronique, qu’en Algérie, il ne manquait ni de compétences hors pair, ni même de moyens pécuniaires et matériels. Ce qui fait défaut à ce pays, ce sont uniquement les «sages têtes» qui savent organiser les choses et mettre en exploit d’une façon rationnelle et méthodique, les ressources humaines et matérielles que renferme ce pays. Beaucoup de ces compétences, faute de climat propice pour le travail, se trouvent obligés de quitter le bled, afin de se faire mieux évaluer et encore mieux donner, sous d’autres cieux. Pourtant, depuis belle lurette que l’on a «rajouté» à l’intitulé du Département ministériel, chargé de la santé, un titre subordonné celui de «la réforme hospitalière». Le hic, c’est que cette «réforme» tarde sincèrement à venir. Seulement, ils peuvent ne pas avoir tort en choisissant cette expression, si seulement elle avait un autre sens, celui de «rebuter». Dans le secteur privé, c’est la même chose. La mentalité, les méthodes de travail, lesquels dès que tu arrives sur place, tu découvres sans grandes difficultés, qu tu es «chez toi» …seulement, chez le privé, et en plus des mêmes réflexes, tu dois débourser, parfois laisser les plumes. C’est bien dommage, que de telles aptitudes et de tels moyens aussi faramineux, soient dilapidés, alors que l’on aurait pu en faire avec un peu d’organisation et de méthodologie, un secteur de santé de qualité et de grande réputation. D’autre part, les relations conflictuelles, ayant pris des proportions franchement regrettables, entre la tutelle et les gens de la santé publique, démontrent encore une fois, que le secteur ne marche pas selon des normes et des références… mais, selon humeurs et au pifomètre. Le monde entier, par le biais des réseaux sociaux, ne permettant plus d’occulter le vérités, avait assisté en direct aux médecins algériens qui se font tabasser et essuyant leur sang.
alkaderdz62@yahoo.fr

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