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Point de Vue: Petits responsables… Mais, (G) rands bureaucrates

A plusieurs reprises, l’on a cette louche impression que la fluidité dans la communication entre le haut et le bas se serait bloquée quelque part, au niveau d’un des étages inférieurs, reliant les pouvoirs politiques dans les hautes sphères et la base citoyenne. Des instructions et des directives émanant d’un quelconque département ministériel ou même de la présidence de la République, dans un pays où l’autorité de l’Etat serait à la recherche de son Etat, pourrait facilement être bloquée ou occultée. La même chose, pour les revendications et les pétitions formulées à l’égard des autorités supérieures. A chaque occasion où des intérêts l’exigeaient, «l’ascenseur» est bloqué quelque part, en route en provenance ou vers les sommets. C’est cela que l’on appelle de la «bureaucratie» pure et dure. Donc, ce sont ces «pirates» de l’administration algérienne et après des années de service, suite desquels l’on avait pris connaissance des dessous des cartes et des secrets des rouages du corps administratif que l’on commençait à exploiter ces positions «stratégiques» et ces postes de responsabilité, plus au moins importants, afin de se servir d’abord soi-même. Ce n’est pas étrange que l’on aborde à chaque occasion qui se présente, l’épineux problème de la bureaucratie…Ce qui a encouragé ces pratiques nuisibles, ce sont deux facteurs: d’abord, l’impunité qui sévissait depuis l’indépendance du pays, et plus particulièrement, au cours des périodes récentes. Ensuite, l’absence totale de contrôle et de la transparence. Donc, c’est tout à fait naturel qu’un responsable aussi «petit» soit–il, lorsqu’il travaille dans un climat opaque et ne ressent pas la présence d’un contrôleur dans les parages, ira certainement se transformer en une vraie «bête bureaucratique», sans foi ni loi. Pour se protéger et «s’immuniser», il ira devenir un veilleur sur les intérêts de gros bonnets, au niveau de la localité où il travaille. Généralement, c’est le manque de transparence qui rend la bureaucratie plus pratique plus nuisible. Une administration, cloîtrée par des vitres fumées, ne laisse pas passer les «vérités» au commun des mortels. Il n’y a que les quelques fonctionnaires honnêtes, craignant le Tout Puissant et l’au-delà, qui ont pu survivre à leur départ en retraite, en se contentant de subsister par leurs pensions. Non seulement cela, mais ces petits responsables et grands bureaucrates ont une main directe dans la propagation de l’injustice sociale et la violation des droits, par la pratique funeste de la corruption, du favoritisme et du népotisme. La distribution de logements serait le terrain de prédilection de ces pratiques bureaucratiques, anti-droits et malsaines.
alkaderdz62@yahoo.fr

À propos B.Abdelkader

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