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Ouyahia à propos des présidentielles de 2019: «Je ne me porterai pas candidat contre le Président»

Reconnaissant l’absence de communication au niveau de la sphère du pouvoir et que, si un carton rouge doit être attribué, ce sera à lui. Concernant les accusations portées contre lui d’œuvrer en solo à cause du processus de privatisation, il rétorque que rien ne se fait sans le Conseil des ministres, l’appel à manifestation d’intérêt, le dialogue et le Conseil de participation qui est composé de 14 ministres.

Sur un ton nuancé, Ahmed Ouyahia réfute l’existence de clan au niveau du pouvoir. Cependant, il reste catégorique, il n’a pas été rappelé à l’ordre et «si le président veut me dégommer» il n’a que le faire, car il reste son allié, son soutien indéfectible, qu’il soutiendra en cas d’un 05ème mandat. Le Secrétaire générale du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a réaffirmé, samedi à Alger, qu’il ne compte pas se présenter aux élections présidentielles de 2019 contre le président de la République, ajoutant qu’il lui apportera « tout son appui » s’il se présente pour un cinquième mandat. « Je ne me porterai pas candidat à la présidentielle de 2019 contre le Président et il aura tout mon appui s’il se présente pour un cinquième mandat », a indiqué M. Ouyahia, en réponse à une question de la presse sur la possibilité de le voir candidat aux élections présidentielles de 2019. Voilà le message véhiculé par Ahmed Ouyhia qui s’est montré mélomane et fan du chanteur chaabi Ammar Ezzahi pour mieux illustrer ses propos et son soutien à Chakib Khelil mais surtout en adopter un autre discours plus modéré par rapport aux autres fois. Contrairement à ses énièmes sorties de par son statut de chef d’Exécutif, Ahmed Ouyahia est apparu, hier, lors de cette conférence de presse, serein, dépassionné et peu enthousiaste à la fois mais surtout réaliste en reconnaîssant qu’il peut être «impopulaire» de par son franc parler au peuple Algérien à qui il se targue de l’avoir mis devant ses responsabilités en lui avouant que la «bahbouha» n’est qu’une illusion. Lors de cette rencontre avec la presse et les différents médias, à l’issue de la clôture du Conseil national du RND, Ahmed Ouyahia s’est surtout présenté en tant que premier ministre pour apporter un éclairage sur des dossiers lourds qui ont soulevé l’ire des citoyens algériens. Quant à la répression dont était victime ce qu’il a qualifié de «cadres imminents de la Nation», il nous dira à propos de notre question qu’il ne revendique pas la répression mais plutôt il se positionne contre l’anarchie tout simplement parce que les marches sont interdits en Algérie et que par conséquent ceci peut aboutir à des affrontements. Il rappelle, pour mieux illustrer ses propos, le triste scénario de ce qu’il a qualifié de 07+1, c’est-à-dire, les signataires de Saint Egidio et cite le triste feuilleton et péripétie de la grève de l’ex-Fis dissous dont les conséquences étaient néfastes pour le pays. Celui-ci a payé un lourd tribut dont 120 journalistes ont été sacrifiés et des milliers de citoyens algériens assassinés. Peut être que le contexte n’est plus le même et qu’il s’agit de revendications socio-professionnelles, l’orateur situe les responsabilités en incriminant les manifestants et en se solidarisant avec les éléments de la police à Alger à cause des médecins résidants et de la Gendarmerie nationale à Tiaret à cause de la révolte des bidonvillois dont les éléments ont été tabassés dans l’exercice de leurs fonctions. Ahmed Ouyahia est resté catégorique car il se prononce contre la permission ou autorisation de marcher ou d’organiser des marches, pour lui, les lois existent et il faut les respecter pour éviter le scénario de la marche de 2001. Il reconnaît avoir présenter des excuses aux saoudiens qui ne sont pas des moindres en se référant à la position saoudienne en 1955 à l’ONU où ce pays avait exhibé le drapeau algérien dans cette enceinte américaine en guise de solidarité avec notre Révolution et que, par ses excuses, notre pays se doit d’éduquer ses citoyens et ses jeunes supporters des stades, en lâchant: «mais où va-t-on donc avec ces comportements qui nuisent à notre image?». Sur un autre plan, l’Algérie se doit de protéger les concitoyens détenus dans les geôles étrangères et le dernier feuilleton de la mort du jeune algérien détenu en Espagne, par l’ouverture d’enquête, une option qui a déjà été abordée par le Garde des Sceaux. Quant aux harraga, il indique, en outre, et avec amertume à ce propos, il n’y a rien de plus triste et de dramatique que quand une famille enterre ses enfants. Il accuse ses détracteurs de vouloir faire bouillonner le front social en se basant sur les dispositions de la loi de Finances 2018 par signifier que les augmentations du carburant restent tributaires de l’importation de ce produit, ce qui signifie cette augmentation. A cet effet, c’est la question de la privatisation qui s’est taillé la part du lion dans les interrogations soulevées par les journalistes. Il répond qu’on est passé du stade de privatisation à celui de partenariat, donc cela sous entend que juste un changement de concept. La loi sur la privatisation et celle sur l’investissement existent. Après une rétrospective de la première étape de privatisation par le premier projet de 1995, ensuite sa reformulation par Temmar en 2001, la loi de Finances complémentaire de 2009 a introduit les opérations de privatisation et la règle 49/51 sur l’investissement. Sur un autre ton, les 1 500 projets en stagnation devront connaître une solution. L’avenir du pays serait serein pour lui pendant les 05 années à venir mais le scepticisme est apparent chez lui. Il y’a véritablement péril en la demeure à cause des Finances publiques et ce n’est pas le prix du baril à 70 dollars qui viendrait à la rescousse.

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