Accueil » Actualité » Mohamed Mebarki était hier l’invité de la chaîne 3 de la radio nationale: 200.000 élèves rejoignent la formation professionnelle

Mohamed Mebarki était hier l’invité de la chaîne 3 de la radio nationale: 200.000 élèves rejoignent la formation professionnelle

En d’autres termes il ne suffit pas aujourd’hui d’avoir un diplôme pour être recruté. Il y a la formation par l’apprentissage qui a fait ses preuves à l’étranger. Dans le jargon, cela s’appelle un stage pratique qui est bénéfique pour le demandeur du travail quand il est d’une assez longue durée. C’est un nouveau concept du fait que ce type de formation a lieu dans une entreprise économique. Il garantit un emploi direct et une économie de temps pour l’entreprise économique. Parent pauvre de l‘économie, la formation professionnelle commence à avoir sa place reconnue. Il est utile de noter qu’un projet de loi sur l’apprentissage a été élaboré dans ce sens et sera en examen mardi à l’APN. L’expérience a montré que les personnels formés sur place sont plus disposés au travail que ceux venus de l’extérieur, parce qu’ils connaissent leur métier. Le ministre de la formation professionnelle Mohamed Mébarki a exposé, lundi à Alger, les grandes lignes de ce projet de loi appelé à métamorphoser le visage de l’économie nationale. La loi exige dorénavant qu’une entreprise doive obligatoirement prendre un certain nombre d’apprentis. Ce mode de formation par apprentissage est aux normes. Il est en vigueur dans des pays industrialisés. Le moins qu‘on puisse dire est que ce projet de loi est ambitieux. Il sera donc présenté mardi devant l’Assemblée Populaire nationale (APN). Le ministre s’est exprimé sur le sujet à l’émission «l’Invité de la rédaction» de la chaîne 3 de la Radio Algérienne. M.Mebarki a déclaré que ce type de formation permettra d’adapter le système de formation professionnelle aux besoins de l’économie nationale. Il a assuré que «ce mode de formation est aux normes puisqu’il est utilisé par les pays développés, notamment en France, en Allemagne et en Suisse». Le ministre précise que «80 % de cette formation se déroule au sein d’une entreprise économique ou chez un artisan ». Il ajoute que les 20% restants sont effectués dans les établissements de la formation professionnelle. Outre son aspect pratique, le mode de formation par apprentissage, a d’autres avantages, affirme M.Mebarki. Le ministre a souligné que «les personnes formées par apprentissage trouvent facilement du travail et sont souvent retenues dans les entreprises économiques où elles effectuent leurs stages pratiques». «C’est pour cela que nous accordons une importance particulière à l’apprentissage en tant que meilleur moyen pour faciliter l’intégration dans le monde du travail», déclare-t-il. L’apprentissage relève aussi de la responsabilité de l’entreprise, ajoute le ministre. Il explique que «chaque société doit prendre un nombre d’apprentis, en fonction de sa taille». «C’est une obligation de la loi», rappelle M.Mebarki. Les entreprises qui contreviennent à cette obligation légale, précise le ministre, sont soumises à une taxe d’apprentissage de 1% de leur masse salariale, qu’elles doivent verser au Fonds National de Développement de l’Apprentissage et de la Formation Continue (FNAC). En raison d’un blocage juridique, l’argent du FNAC, créé en 2000, est resté inutilisé jusqu’au début de l’année 2017, signale le ministre qui annonce la levée de ce blocage grâce à une disposition introduite dans la loi de finances 2016. «Désormais, on peut prendre en charge un certain nombre de fonctions et d’activités dans le cadre du FNAC», s’est-il réjoui, en avouant que le FNAC est bien doté financièrement vu que les taxes se sont accumulées depuis des années. Toutefois, le ministre s’est gardé de révéler les montants accumulés. Lors de son intervention, M.Mebarki a annoncé que sur un nombre de 400.000 élèves qui quittent le système éducatif, notamment au stade du secondaire, son secteur en récupère 200.000. «La moitié de ce nombre a déjà rejoint la formation professionnelle lors de la première session d’inscription, les 100.000 autres le feront au cours de la seconde session», a fait savoir le ministre. M. Mebarki a, d’autre part, attesté que son département prend en charge pratiquement toutes les spécialités dont a besoin le secteur économique. Il a assuré que son secteur, qui compte actuellement 700.000 inscrits, a les capacités et est prêt à répondre à toute la demande en matière de formation et d’enseignement professionnels grâce à son réseau constitué de «1.250 établissements de formation répartis au niveau national».

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