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Arrêt des importations de produits aromatiques: Les producteurs de limonades mécontents

La facture annuelle d’importation des arômes est salée. L’Algérie dépense en tout et pour tout un montant de 120 millions de dollars seulement pour les produits aromatiques. Afin d’alimenter son marché agroalimentaire en ce type de produits, l’Algérie visait surtout de mettre à l’abri les confectionneurs de boissons pour satisfaire les demandeurs de limonades. On sait que pour les besoins de son industrie agroalimentaire, l’Algérie n’arrête pas de recourir aux importations de matières premières. C’est une sacrée dépense qui peut être évitée si évidement la matière première est disponible en Algérie pour atténuer la perte de devises à l’étranger. L’Algérie fait des efforts pour stabiliser ses réserves de change dont les niveaux ne sont plus les mêmes qu’en 2016, malgré la montée légère du baril du pétrole entre 60 et 70 dollars. L’Algérie se devait donc de réviser sa copie en matière d’importation pour parer à toute éventualité. Ce ne sera plus le cas désormais pour les importations des arômes. Avec la décision prise pour stopper l’importation de ces produits, les donnes vont changer. Seulement voilà, ce gel des importations des arômes a donné lieu à une sorte de levée des boucliers au sein de la profession des fabricants de boissons, en particulier. Ces derniers dénoncent l’arrêt de ces importations. Les fabricants locaux d’arômes affirment pour leur part, posséder les capacités propres à répondre aux besoins de ces derniers en remplaçant au pied levé les produits aromatiques habituellement ramenés de l’étranger. Les fabricants de limonades locaux, quant à eux, pensent qu’ils sont compétitifs et capables de rivaliser de force avec leurs concurrents immédiats de l’étranger en matière de prix et qualité, cela s’entend. Le président du Consortium des producteurs d’arômes, Abdelwahab Ziani, est optimiste. Il garantit que ces derniers sont capables de répondre, à «plus de 100%», aux demandes formulées, «à l’exception, dit-il, de certains produits destinés spécifiquement à l’industrie pharmaceutique. Il a estimé les besoins des limonadiers et autres fabricants de yaourts de 2 à 3.000 tonnes d’arômes. Il assure que les membres du consortium produisent globalement plus de 17.500 tonnes. Donc théoriquement, la demande des fabricants de limonades sera couverte. «De plus, ajoute-t-il, nous sommes plus compétitifs en matière de prix sachant qu’à quantité et à qualité égales, un produit local coûte 4 euros par rapport à 15 euros pour son équivalent étranger. Soulevant un problème de «délai d’adaptation» aux arômes nationaux, le président de l’Association des producteurs de boissons, Ali Hamahi, déclare ne pas comprendre que le gouvernement, pour protéger les ressources financières du pays, tente de régler un problème «purement économique» en s’en prenant à la profession des limonadiers. Il n’en propose pas moins qu’à l’effet, de répondre aux exigences des limonadiers en matière de qualité, de disponibilité et de traçabilité; les fabricants de boissons sont prêts à organiser des rencontres avec ceux produisant des arômes.

À propos B.H.

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